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Jean-Pierre Girard
Audio fil du mercredi 20 juin 2018

Aucune preuve que le bar rayé nuit aux autres espèces

Publié le

Un bar rayé du fleuve Saint-Laurent.
Un bar rayé du fleuve Saint-Laurent.   Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Il n'y a pour l'instant aucune évidence que le bar rayé cause du tort aux autres espèces de poissons, selon Pascal Sirois, titulaire de la chaire de recherche sur les espèces aquatiques de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

De nombreux pêcheurs plaident pourtant ceci pour pouvoir le capturer. Rappelons que la pêche au bar rayé est permise dans quelques régions, mais est toujours interdite au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

« Pour l’instant, il n’y a aucune évidence qu’on voit des problèmes sur d’autres espèces à cause du bar rayé […] Il y a beaucoup de rumeurs qui circulent, mais il n’y a pas d’évidence factuelle et scientifique qui nous permet de dire qu’ils sont en train de vider les rivières à saumon », explique le titulaire de la chaire de recherche sur les espèces aquatiques de l'UQAC, Pascal Sirois.

La relation de prédation entre le bar rayé et le saumon fait partie des sujets d’étude de l’équipe de Pascal Sirois.

Deux espèces de bars rayés

Il faut savoir qu'il y a deux espèces de bars rayés, celle du Nouveau-Brunswick qui est en explosion et celle du Saint-Laurent, qui a un statut précaire et qui est en rétablissement.

« Les scientifiques du Nouveau-Brunswick ont estimé qu’il y avait un million de reproducteurs cette année dans la rivière qu’ils se reproduisaient. Il y a deux ans, c’était 250 000. Au début des années 2000, c’était 5000. C’est un phénomène qui se passe extrêmement rapidement », explique le chercheur Pascal Sirois.

S’il y a des données pour l’espèce du Nouveau-Brunswick, il en existe encore très peu pour celle du Saint-Laurent.

« C’est difficile de réagir au mois près ou à l’année près alors que les données scientifiques ne sont pas là et n’existent pas encore de façon complète sur la population du Saint-Laurent »,

Le programme de rétablissement de l’espèce du Saint-Laurent a commencé en 2002.

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