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Frederic Tremblay
Audio fil du vendredi 25 janvier 2019

Les humeurs de Rosalie : les spectacles

Publié le

Une jeune femme pose pour la caméra. Derrière elle, il y a une batterie et des micros.
Les spectacles ont toujours eu une grande importance de Rosalie Dumais-Beaulieu.   Photo : Radio-Canada / Vicky Boutin

J'adore la musique, j'aime en jouer, j'aime en écouter, j'aime en découvrir. Quand j'étais plus jeune, vers 10-11 ans, je mourrais d'envie d'aller voir mes artistes préférés et je n'arrêtais pas de me dire qu'une fois que j'allais être grande, je passerais mon temps dans les festivals et dans les salles de spectacle.

Une fois un peu plus grande, vers 15-16 ans, j’ai eu le coup de foudre pour le festival le Coup de Grâce à Saint-Prime, qui aujourd’hui n’existe plus. C’est là-bas que j’ai vu les fils se toucher entre le public et la scène. J’ai vu passer l’énergie d’une chanson dans chacune des lattes du plancher pour aller vibrer jusque dans les corps.

Ce petit sentiment des oreilles qui s’agrandissent quand on découvre un nouvel artiste. La fierté de connaître toutes les paroles par cœur. L’insolence des mushpit, la liberté de se laisser bercer par son morceau préféré. Je suis ressortie de là tellement souvent le petit cœur réchauffé, en flottaison encore quelques heures le temps de retrouver mes tympans.

Puis, une fois que j’étais encore un peu plus grande, vers 18-19 ans, j’étais étudiante avec pas une cenne. Je me disais que je ne pouvais vraiment pas me permettre des billets dans mon budget. J’ai délaissé les spectacles et j’ai un peu enterré ces souvenirs-là pour ne pas me tenter.

Mais là, je suis vraiment grande, pis j’ai décidé que j’allais renouer avec mes vieux amours et retrouver mes groupes préférés sur scène. Chaque dollar que je dépense dans les spectacles me rend pleinement heureuse et me transporte le temps d’une soirée. Ça me transporte jusque dans mon auto au retour, là où je n’arrête plus de raconter les bons moments de la soirée.

C’est comme un billet instantané vers une autre Rosalie, celle qui n’aime pas danser, mais qui arrive à l’oublier dès qu’elle tape du pied. Vers là où je perds la notion du moi, mais je la retrouve dans la musique, quelque part entre un a capella et une foule qui chante en chœur.

Après tout, toute ma vie est en musique. Mes marches, mes études, mes balades en voiture sont toujours accompagnées de mes artistes préférés. Pourtant, nous sommes dans une ère où ça parait dépassé de payer pour nos albums, presque absurde de payer les artistes de la trame sonore de nos vies.

Les spectacles m’ont fait renouer avec la musique, m’ont appris à l’apprécier jusqu’au bout de mes pieds. Il y a certainement place à budgéter cette petite forme de reconnaissance envers mes artistes préférés.

Me déplacer en concert, c’est payer bien peu cher pour connecter avec les musiciens, les entendre sous plusieurs angles, les remercier pour ces émotions partagées. Hier au spectacle de Klô Pelgag, je suis passée du bouton play à la réalité, je me suis laissée envelopper, pis ça, ça mérite bien d’être payé.

Les humeurs de Rosalie : les spectacles

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