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Marjorie April
Audio fil du jeudi 25 octobre 2018

Déception face aux coupes en éducation postsecondaire

Publié le

Des étudiants marchent devant un grand édifice en verre de l'université.
L'Université York à Toronto   Photo : Reuters / Mark Blinch

Mercredi la ministre de la Formation et des Collèges et Universités, Merrilee Fullerton, a ouvert la porte à la réduction du programme de droits de scolarité gratuits pour les étudiants peu nantis. Nicole Desnoyers, porte-parole de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants et Greg Sorbara, le chancelier de l'Université York, se disent très déçus de cette décision et craignent pour l'avenir de l'éducation postsecondaire en Onario.

Cette annonce survient alors que le gouvernement ontarien a annoncé mardi en fin d'après-midi qu'il ne financerait pas trois projets d'expansion d'universités dans des villes de la grande région de Toronto. Ce sont trois campus qui devaient être construits grâce à des partenariats entre des universités et des collèges à Markham, Milton et Brampton.

Pour justifier ces coupes, la ministre Fullerton explique que le gouvernement a dû prendre des décisions difficiles afin de rétablir la responsabilité et la confiance dans les finances de la province.

Nicole Desnoyers rapporte que les étudiants sont très déçus de cette décision. Il y a beaucoup de craintes que ce ne soit que le début de coupes dans le secteur de l'éducation, précise-t-elle.

Mme Desnoyers ajoute que l'Ontario a les ratios professeurs-étudiants les pires du pays.

Greg Sorbara est un ex- politicien libéral de longue date ayant déjà été ministre des Collèges et Universités, il est aussi l'un des principaux défenseurs du nouveau campus de la région de York. Pour lui, la nouvelle a été « très désagréable ».

Nous avons travaillé à peu près quatre ans pour nous préparer, nous avons des partenaires. La Ville de Markham et la région de York ont déjà dépensé beaucoup d'argent, souligne-t-il.

Gros plan de Greg Sorbara dans un corridor de Queen's Park.
L'ancien président du Parti libéral de l'Ontario, Greg Sorbara, en entrevue à TVO, le 21 mars 2017.   Photo : CBC

Mais le plus important, c'est que ce sont des places pour les étudiants dans des régions où nous avons besoin de places. Nous sommes dans une période de croissante, surtout dans la grande région de Toronto.

Greg Sorbara, chancelier de l'Université York

La construction était toutefois sur le point de débuter sur le nouveau campus de York. Le gouvernement devait y investir 127 millions de dollars, mais la province n'était pas la seule à donner des fonds.

M. Sorbara préfère néanmoins se montrer prudent quant à l'avenir du projet, avec les seules finances de l'université. On va voir, on commence demain avec des réunions avec des partenaires, un groupe responsable de la création de ce nouveau campus. Peut-être un campus plus petit..., dit-il.

Un choc « énorme »

Il n'y a eu aucune consultation avec le gouvernement pour parler de cette décision, indique par ailleurs M. Sorbara. Le gouvernement a fait une annonce et ça change tout.

De son côté, Mme Desnoyers rappelle que les frais de déménagement, ajoutés aux droits de scolarité très élevés en Ontario, sont un problème pour les étudiants, qui avaient tout à y gagner d'avoir des campus plus proches de chez eux.

Nicole Desnoyers, porte-parole de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants-Ontario.
Nicole Desnoyers, porte-parole de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants-Ontario. Photo : Radio-Canada/Charlotte-May Mondoux-Fournier

Aller trop loin pour étudier, ça peut être un facteur démotivant pour un étudiant. Cela peut affecter le choix des étudiants.

Nicole Desnoyers, porte-parole de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants et Greg Sorbara, le

Quant au régime d'aide financière aux étudiants, il a été mis en place par les libéraux l'an dernier afin d'aider les familles à faible revenu à payer les études postsecondaires.

Ces subventions ont aidé plus de 200 000 étudiants l'an dernier, soit environ le tiers des étudiants à temps plein. Si c'est coupé, cela va vraiment avoir un impact négatif sur les étudiants qui pensent étudier et ne veulent pas s'endetter, conclut-elle.

Tous deux déplorent le manque de consultation auprès des gérants des universités et des étudiants.

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