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Marjorie April
Audio fil du mardi 31 juillet 2018

Les fausses cliniques d'avortement bien présentes en Ontario

Publié le

Un militant anti-avortement se tient devant le parlement à Ottawa.
D'après les informations de la Coalition pour le droit à l'avortement au Canada, la moitié des 160 centres de crise en grossesse au pays serait située en Ontario   Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Les « fausses cliniques », aussi appelées centres de crise en grossesse, ont une présence particulièrement marquée en Ontario. Sur les 160 centres de crise du genre au Canada, la moitié serait située en Ontario, rapporte la Coalition pour le droit à l'avortement au Canada.

Le magazine Urbania a publié fin juillet 2018 un article sur les fausses cliniques d'avortement et a enflammé le web.

Des cliniques soi-disant neutres partagent des informations erronées sur l'avortement, rapporte la journaliste du magazine. Les établissements culpabilisent des femmes enceintes en situation de vulnérabilité dans le but de les convaincre de poursuivre leur grossesse, écrit-elle.

Des témoignages de femmes

Frédérique Chabot est directrice en promotion de la santé et les droits sexuels à Action Canada.

Elle entend fréquemment des témoignages de femmes qui ont eu affaire à ces fausses cliniques et elle déplore cette situation.

Des gens en situation vulnérable, qui ont besoin d'information, s'attendent à recevoir des services légitimes. Souvent, ces centres imitent des services cliniques. Les gens pensent qu'ils sont entre les mains de professionnels de la santé, mais voient leur accès aux soins retardés.

Frédérique Chabot, directrice en promotion de la santé et les droits sexuels à Action Canada

Ces centres de crise en grossesses opèrent de façons différentes. Certains tentent de culpabiliser les femmes et d'autres partagent de fausses informations médicales, basées sur la peur plutôt que sur la science, ou cherchent même à retarder consciemment le processus pour interrompre la grossesse.

Des dangers pour la santé publique

Frédérique Chabot explique que cette situation est d'autant plus problématique que ces centres de crise en grossesses existent dans plusieurs communautés où il n'y a pas de points de services d'avortement.

Dans certains cas, explique-t-elle, l'accès à l'avortement est sévèrement compromis.

Elle ajoute que le temps perdu et les délais engendrés posent plusieurs dangers au niveau de la santé publique.

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