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Culture :  Niagara Custom Labs, le dernier labo de films à Toronto

Y a pas deux matins pareils

Avec Marjorie April

En semaine de 6 h à 9 h

Culture :  Niagara Custom Labs, le dernier labo de films à Toronto

Rattrapage du vendredi 22 janvier 2021
Les machines de développement de films photochimique chez Niagara Custom Labs à Toronto.

Dans un monde numérique, le laboratoire torontois Niagara Custom Labs continue l'ancienne tradition du développement de films

Photo : Sylvain Chausée

Dans le monde du cinéma numérique, Niagara Custom Labs continue la tradition du développement des films argentiques.

Dans les salles de cinéma, la projection des films est maintenant quasiment partout numérique. Les fichiers informatiques ont remplacé les bobines de film et les vidéoprojecteurs ont remisé les projecteurs 35 mm au rang des souvenirs du cinéma « d'avant ».

La transition vers le numérique a également mis fin aux laboratoires de développement du cinéma. Un seul laboratoire torontois a survécu à la transition, Niagara Custom Labs.

À une époque, la ville de Toronto débordait de laboratoires de développement. Les compagnies Kodak, Deluxe et Technicolor employaient des centaines de techniciens pour le développement de films de tout genre : des films éducatifs projetés à l’école aux longs métrages présentés en salle.

Sylvain Chaussée, chef technicien chez Niagara Custom Labs, explique que des cinéastes du monde entier réalisent toujours des films de façon photochimique, sur pellicule. C’est un travail d’artisan, explique-t-il, qui va du tournage jusqu’au développement d’une image physique qui passera devant la lampe d'un projecteur.

Une conséquence inattendue de la pandémie

Malgré le mauvais sort qui a déstabilisé l’industrie du cinéma depuis le début de la pandémie avec l'arrêt des tournages et la fermeture des salles, Sylvain Chaussée a été surpris par les demandes de développement.

Le technicien, qui s’occupe du développement argentique au labo depuis 10 ans, affirme que la pandémie a inspiré des projets cinématographiques abandonnés.

Je pense que des gens qui se retrouvaient chez eux se sont replongés dans leurs projets, dit-il.

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