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Une enseignante et mère de 4 enfants à bout de souffle

Y a pas deux matins pareils

Avec Marjorie April

En semaine de 6 h à 9 h

Une enseignante et mère de 4 enfants à bout de souffle

Rattrapage du jeudi 21 janvier 2021
Des bureaux dans une école.

Une salle de classe ontarienne préparée pour le retour des élèves.

Photo : Radio-Canada

L'enseignante Nadia Goode est « vraiment fatiguée » à 15h, les jours de semaine, lorsqu'elle termine sa journée de travail et éteint son ordinateur. En plus de donner des cours d'immersion française au Conseil scolaire du district de Peel, à Brampton, elle prend soin de ses quatre enfants seule. Ses enfants, âgés de 6, 8, 14 et 16 ans, suivent aussi leurs cours à partir de la maison.

Son plus jeune fils n’a pas accès à quelqu’un pour l’aider lors de ces journées d’école virtuelle. Sa mère reconnaît les mêmes embûches chez certains de ses élèves. Je comprends que c’est difficile, je comprends qu’il y aura certaines pertes, et que ce sera un grand défi pour certains élèves, signale la mère de famille.

L’importance de décrocher

C’est important pour Nadia Goode de se calmer et se détendre avant d’amorcer sa journée d’enseignement. Cette idée d’arrêter de m’inquiéter pour des choses que je ne peux contrôler, c’est une prise de décision que je fais à chaque jour pour être capable de recommencer, explique l’enseignante.

Une femme aux cheveux tressés est devant un champ.

L'enseignante du Conseil scolaire du district de Peel Nadia Goode donne ses cours de la maison en plus de prendre soin de ses quatre enfants.

Photo : Radio-Canada / Avec l'autorisation de Nadia Goode

À ses responsabilités d’enseignante s’ajoutent des tâches connexes, comme appeler un parent lorsque leur enfant ne participe pas en classe. Les parents veulent parler aussi. Alors au lieu d’être un appel de cinq minutes, c’est un appel de 15 minutes, pour chacun des élèves, dit-elle

Des conversations profondes par vidéoconférence

Nadia Goode juge que c’est vital de discuter avec ses élèves de sujets d’actualité tels que le mouvement antiraciste en Amérique du Nord. L’enseignante demande à ses élèves d’en parler en français, même si ce n’est pas leur langue maternelle.

J’ai des élèves, chaque fois, ils veulent contribuer et demandent ‘Est-ce que je peux parler en anglais’ et je réponds ‘non’. C’est vraiment difficile à surmonter et je comprends les raisons, mais parce que c’est un cours de français, il faut essayer, souligne-t-elle.

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