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Racisme systémique : le témoignage de Carl-Edwin Michel

Y a pas deux matins pareils

Avec Marjorie April

En semaine de 6 h à 9 h

Racisme systémique : le témoignage de Carl-Edwin Michel

Rattrapage du mercredi 3 juin 2020
Le chroniqueur techno Carl-Edwin Michel

Le chroniqueur techno Carl-Edwin Michel

Photo : Radio-Canada

Alors que l'on parle des problèmes de racisme systémique aux États-Unis et au Canada, le chroniqueur techno de Y a pas deux matins pareils, Carl-Edwin Michel, se confie et partage son expérience personnelle.

De sa jeunesse à Montréal à sa vie adulte à Toronto, Carl-Edwin a son lot d’histoires à raconter. Des vérifications d’identité par des policiers, il en a vécu plusieurs, de même que des rappels à faire profil bas et à faire attention ; des précautions dont les Blancs ne sont pas toujours conscients.

Très jeune, il a eu la conversation avec ses parents, celle qui aborde le code de conduite à suivre lors de rencontres avec des policiers, c’est-à-dire de rester calme, être poli, être irréprochable. Encore aujourd’hui, il dit sentir son rythme cardiaque s'accélérer quand une voiture de police circule derrière lui. Carl-Edwin Michel sent souvent peser sur lui une suspicion quand on le voit au volant de sa voiture, d’une marque de luxe.

Le chroniqueur se rappelle un souvenir d’adolescence, au parc d’attractions La Ronde de Montréal. Ce qui avait commencé comme un après-midi entre amis a vite dégénéré quand la police décide d’interpeller le jeune Carl-Edwin, seul Noir de son groupe. Il a rapidement été jeté au sol et le restreint. Pourquoi ? Un autre adolescent noir aurait fait du grabuge quelques jours plus tôt, et automatiquement, on a cru qu’il s’agissait de lui.

Microagressions

Carl-Edwin Michel se dit conscient qu’il a eu le privilège de vivre avec ses deux parents et d’être allé à l’université. J’ai suivi un chemin qui est plus ou moins privilégié. Mais à chaque fois, je me suis fait rappeler “N’oublie pas que toi, t’es chanceux d’être dans cette position-là”, affirme-t-il.

D’autres [personnes] qui me disent “comment ça se fait que tu es ici, normalement tu ne devrais pas être là.”

Carl-Edwin Michel

Selon Carl-Edwin, le racisme au Canada est souvent plus subtil qu’aux États-Unis. Il affirme qu’il y a peut-être moins d’actes violents chez nous, mais il y a néanmoins beaucoup de profilage racial, de microagressions, de préjugés et de commentaires blessants.

L’homme d’affaires qui travaille dans le milieu des sports électroniques croit que le plafond de verre affecte non seulement les femmes mais aussi les Afro-Canadiens qui n’ont pas toujours accès aux mêmes opportunités sur le plan professionnel.

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