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Sans suffisamment de tests, comment comprendre l'étendue de la pandémie?

Y a pas deux matins pareils

Avec Marjorie April

En semaine de 6 h à 9 h

Sans suffisamment de tests, comment comprendre l'étendue de la pandémie?

Rattrapage du vendredi 22 mai 2020
Une femme porte un masque et une tenue de soignant.

La Dre Lapointe-Shaw porte un masque en public afin d'être proactive et espère que d'autres font comme elle.

Photo : iStock

C'est la question que Marjorie April a posée à la Dre Lauren Lapointe-Shaw, épidémiologiste et chercheuse à l'Institut de recherche de l'Hôpital général de Toronto.

Selon elle, ce n’est pas une question de dépister tout le monde, mais peut-être d’effectuer des tests de façon aléatoire, des échantillons réguliers, ce qu’on appelle la surveillance sentinelle.

La Dre Lapointe-Shaw dit également que la solution ne repose pas seulement sur les tests, mais aussi sur le traçage de contacts, qui est lui aussi présentement insuffisant pour l’instant en Ontario. Il faut non seulement trouver les porteurs du virus, mais aussi comprendre qui est entré en contact avec eux et, dans les deux cas, la province peine à atteindre ses cibles.

Si l’Ontario peine à mener suffisamment de tests et traçages pour efficacement contrôler l’épidémie, sommes-nous réellement prêts pour le déconfinement?

La Dre Lapointe-Shaw aurait préféré attendre avant que soit lancée la première phase de déconfinement, mais dit bien comprendre que l’économie pèse lourd dans la balance du processus décisionnel. Maintenant que l’on a entamé cette première étape, elle estime qu’il est désormais difficile de reculer et qu’il faut espérer que l’on puisse à présent vite augmenter la cadence pour les tests et le traçage pour combler nos lacunes.

Quant au port du masque obligatoire dans les transports en commun et les commerces, la spécialiste de la santé estime qu’il faut prendre des décisions pratiques dans le moment avec le “precautionary principal” [principe de précaution]. Elle ajoute qu’elle désire porter un masque en public et qu’elle aimerait que le public fasse de même. Ce serait mieux d’être proactif et de faire ce qu’on peut, en absence de certitudes, explique-t-elle.

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