•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Aristote Kavungu, finaliste francophone des Prix Trillium 2020

Y a pas deux matins pareils

Avec Marjorie April

En semaine de 6 h à 9 h

Aristote Kavungu, finaliste francophone des Prix Trillium 2020

Rattrapage du mercredi 13 mai 2020
L'écrivain Aristote Kavungu

L'écrivain Aristote Kavungu

Photo : Collection personnelle d'Aristote Kavungu

Aristote Kavungu, est finaliste pour le prix Trillium de littérature francophone pour son roman Mon père, Boudarel et moi.

Celui qui a été finaliste au Prix des lecteurs Radio-Canada pour son roman Un train pour l'Est, est également scénariste et professeur de français langue et littérature à Whitby.

Mon père, Boudarel et moi, son plus récent ouvrage raconte l’histoire d’Emmanuel qui comprend, enfant, que son père a vécu l’horreur lorsqu'il était prisonnier dans le camp de Stanleyville au Congo dans les années 60 après l'indépendance. Plus tard, Emmanuel, étudiant à Paris dans les années 90, trouve dans une cabine téléphonique un portefeuille appartenant à Georges Boudarel, un criminel de guerre français pendant la guerre d’Indochine. Il part à sa rencontre pour essayer de comprendre comment un homme ordinaire peut devenir un criminel contre l’humanité.

Il s'agit d'un roman très personnel, basé sur une histoire vraie puisque Emmanuel, c'est Aristote Kavungu qui a effectivement rencontré Georges Boudarel.

Couverture du roman d'Aristote Kavungu "Mon père, Boudarel et moi", paru aux éditions L'interligne dans la collection Vertiges

Le roman d'Aristote Kavungu "Mon père, Boudarel et moi" est paru aux éditions L'interligne dans la collection Vertiges

Photo : Radio-Canada

S’il est heureux de faire partie des finalistes pour le prix Trillium, Aristote Kavungu regrette que la cérémonie de remise des prix ne puisse avoir lieu en personne. Elle est prévue en ligne le 17 juin prochain. L’écrivain aurait aimé pouvoir rencontrer et féliciter les autres auteurs finalistes, les francophones, mais aussi Téa Mutonji, une de ses anciennes élèves, qui est finaliste dans la catégorie anglophone des prix Trillium.

Créer pendant la pandémie ?

Cette nomination pour un des plus grands prix littéraires canadiens ne suffit pas à mettre du baume au coeur à Aristote Kavungu qui vit difficilement la période de confinement. Il n’a pas l’énergie nécessaire pour continuer à travailler sur ses romans en cours et il dit être effrayé par le virus.

Quand il pense à l’après-pandémie, il estime qu’il faudra respecter un certain délai en guise de respect envers tous ceux qui ont souffert.

Je suis complètement terrifié par l'idée de ce virus, presque tétanisé. J'ai l'impression que mes idées ne vont pas plus loin que les murs de mon bureau pour l'instant. Peut-être qu'après, avec la distance nécessaire et surtout après un délai de décence, parce qu'il y a quand même eu beaucoup de tragédies, je pourrai écrire dessus, mais encore faut-il trouver l'angle approprié.

Aristote Kavungu, écrivain

Lien vers la 2e partie

Comment les artistes vivent-ils la période actuelle du point de vue de leur inspiration et comment pensent-ils à l’après-pandémie? Est-ce que les moyens que les créateurs ont trouvés pour rester en contact avec le public vont donner naissance à de nouvelles façons de travailler? Francine Ravel a posé ces questions des artistes d’ici qui partagent leurs réflexions.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi