•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Y a pas deux matins pareils

Avec Marjorie April

En semaine de 6 h à 9 h

COVID-19 et anxiété

Rattrapage du vendredi 27 mars 2020
Une photo montrant une femme en train de se moucher.

Selon Frédéric Langlois, ceux qui ont tendance à avoir une faible tolérance à l’incertitude auront plus de facilité à développer de l’inquiétude et de l’anxiété dans le contexte actuel.

Photo : iStock

La période de crise sanitaire actuelle peut faire naître en nous des inquiétudes et nous rendre plus anxieux. Dans un contexte où les autorités nous demandent d'augmenter notre vigilance par rapport à nos déplacements, à nos contacts et à nos symptômes, il semble plus facile de verser dans l'hypersensibilité, voire l'hypocondrie.

Selon le psychologue Frédéric Langlois, la situation exceptionnelle actuelle exige de tous un détecteur à symptômes un peu plus sensible puisque c’est ce détecteur qui nous protège habituellement contre la menace.

Actuellement on a tous les ingrédients de la recette pour que certaines personnes vivent de l'hypocondrie transitoire.

Frédéric Langlois, professeur titulaire au Département de psychologie de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), spécialiste en troubles anxieux

Frédéric Langlois explique que devant un ennemi invisible qui implique autant de doutes et d'incertitude, notre système veut se mettre un peu plus en défense, ce qui augmente notre attention envers notre corps, on a donc plus on a de chances de trouver de petits trucs qui sortent de l’ordinaire.

La tolérance à l’incertitude

Selon Frédéric Langlois, ceux qui ont tendance à avoir une faible tolérance à l’incertitude auront plus de facilité à développer de l’inquiétude et de l’anxiété dans le contexte actuel.

Dans ce genre de circonstances, le psychologue estime que le plus important est de se fier aux informations données par la santé la publique. C’est aussi [à nous] de nous demander ce que nous contrôlons dans notre environnement pour se protéger, ajoute-t-il.

Inversement, se lancer dans les inquiétudes purement spéculatives peut mener à l’imagination de scénarios catastrophiques très angoissants.

Des séquelles à long terme ?

Développer des troubles anxieux en cette période de COVID-19 ne signifie pas nécessairement que notre approche au risque sera changée à jamais.

François Langlois, rappelle que les consultations avec des psychologues peuvent aider à contrôler l’apparition de troubles anxieux pour des gens prédisposés ou qui ont un historique préexistant.

Cependant, pour la majorité de la population, l’hypocondrie transitoire va s'estomper une fois la crise passée. La société est actuellement en train de changer en raison d’une situation nouvelle. Il est normal d’avoir besoin d’un moment d’adaptation, affirme-t-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi