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COVID-19 : et si les personnes âgées n’avaient pas peur d’en mourir?

Y a pas deux matins pareils

Avec Marjorie April

En semaine de 6 h à 9 h

COVID-19 : et si les personnes âgées n’avaient pas peur d’en mourir?

Rattrapage du mardi 24 mars 2020
Une personne de dos, portant un sac à la main, derrière une porte de verre.

Les aînés sont particulièrement vulnérables et sont fortement incités à rester chez eux pour éviter d'être contaminés par le coronavirus responsable de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La pandémie de COVID-19 bouleverse actuellement toutes les sphères de la société. Selon la sociologue Diane Pacom, en raison de la crise sanitaire actuelle, nous sommes dépouillés de nos habitudes et de nos modes de vie.

Deux groupes semblent avoir plus de difficulté à se conformer à la distanciation sociale : les jeunes et les personnes âgées.

Pour les aînés, cette propension à adopter un comportement risqué, comme celui de circuler en public, s’explique de deux façons.

D’abord, la solitude que certains éprouvent déjà dans leur quotidien est exacerbée. De plus, leur façon d’entrer en contact avec les autres n’est pas nécessairement la même que pour d’autres groupes d’âge. Elle rappelle que plusieurs aînés ne sont pas à l’aise avec le numérique.

Ce sont des gens pour qui la vie sociale a été basée sur les rencontres en personne.

Diane Pacom, sociologue et professeure émérite à l'Université d'Ottawa

Le sentiment de certains aînés face à la fin de la vie peut également avoir un impact. La proximité avec la mort en raison de leur âge peut les rendre plus enclins à prendre plus facilement des risques, affirme la sociologue.

La panique de se retrouver tout seul chez soi peut rendre plus nerveux encore que la perspective de tomber malade du coronavirus et d’en mourir.

Diane Pacom, sociologue et professeure émérite à l'Université d'Ottawa

Et l’ensemble de la population dans tout ça?

Diane Pacom perçoit dans l’éloignement social auquel nous devons nous conformer, une sorte de réciprocité que nous ne vivons pas nécessairement autrement. Malgré la distanciation sociale obligatoire, il y a une solidarité qui se dégage en ce moment qu’on ne voit pas dans le quotidien, puisque nous vivons dans des sociétés qui sont passablement individualistes, remarque-t-elle.

C’est la chose la plus positive qui ressort de ces situations catastrophiques. [C'est] cette espèce de rapprochement, d’empathie qui se dégage spontanément, affirme Diane Pacom.

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