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Marjorie April
Audio fil du mardi 15 octobre 2019

Les avancées du mouvement #MeToo

Publié le

Une femme tient une pancarte, où il est écrit « believe survivors », c,est à dire « croyez les survivants »
Des manifestations de victimes d'agressions sexuelles ont eu lieu un peu partout sur la planète depuis 2017.   Photo : Radio-Canada

Il y a deux ans, le mot-clic #MeToo, avait incité des milliers de femmes à partager leurs expériences harcèlement ou d'agressions sexuelles. Deux ans après, est-ce que les choses ont réellement changé? Selon Sandrine Ricci, chargée de cours et doctorante en sociologie et en études féministes à l'UQAM, le mouvement a donné une visibilité au phénomène et aux victimes de violence sexuelle.

On voit qu’on en parle. C'est le sujet d’une conversation quasi mondiale.

Sandrine Ricci, chargée de cours et doctorante en sociologie et en études féministes à l'UQAM

Elle indique aussi que 2017, l’année du lancement #MeToo, a vu le nombre d’agressions sexuelles déclarées le plus élevé au Canada depuis 1998.

Malgré cette percée, les agressions sexuelles figurent parmi les crimes les moins déclarés. Sandrine Ricci ajoute que le mouvement contribue à aider les victimes à reconnaître qu’elles ont vécu une violence. Ceci aide à débanaliser ces faits, ce qui combat la culture du silence et aide à la déstigmatiser les victimes.

Ricci ajoute que les mouvements comme #MeToo aident non seulement à changer les mentalités dans la société, mais aussi à combattre les préjugés des acteurs du système judiciaire,où les victimes d’agression sexuelle continuent de rencontrer des difficultés.

La violence sexuelle est quelque chose d'endémique, de systémique. Ça fait partie d’un système.

Sandrine Ricci, chargée de cours et doctorante en sociologie et en études féministes à l'UQAM

Elle explique que la perception de ces crimes doit être changée dans certaines sphères dont les milieux de travail, les relations amoureuses, le milieu culturel afin de faire une différence.

Est-ce que le mouvement va trop loin?

C'est une impression qui n'est absolument pas avéré dans les faits.

Sandrine Ricci, chargée de cours et doctorante en sociologie et en études féministes à l'UQAM

Sandrine Ricci explique que ces points de vue sont récurrents dans les situations où les groupes dominants sont remis en question.

Elle précise que malgré les avancées du mouvement, les violences sexuelles persistent et qu’il y a encore beaucoup de travail à faire.

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