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Marjorie April
Audio fil du jeudi 6 juin 2019

Débarquement de Normandie : témoignage de la fille d'un vétéran franco-ontarien

Publié le

Denyse Côté en entrevue dans une pièce chez elle.
Denyse Côté croit que son père avait fait la paix avec ce qu'il avait vu en Normandie.   Photo : Radio-Canada

La fille de l'un des vétérans canadiens les plus connus du débarquement de Normandie se souvient 75 ans après les événements. Ernest Côté était responsable de la logistique de la Division d'infanterie canadienne. Le vétéran est décédé en 2015 à l'âge de 101 ans.

Sa fille, Denyse Côté, se souvient surtout de lui comme d'un père formidable et généreux, qui a voulu protéger ses enfants des horreurs de la guerre.

Il en parlait peu à ses enfants. [...] J'ai remarqué que beaucoup d'anciens combattants ne parlent pas à leurs enfants des aspects plus difficiles de ces moments-là. Quand ils sont revenus de la guerre, ils ont voulu créer autre chose. Ils s'étaient battus pour la paix et le bonheur. Ils n'ont peut-être pas voulu que leurs enfants soient élevés dans l'horreur de ce qui s'est passé, explique-t-elle.

Lorsque M. Côté parlait du débarquement de Normandie, c'était surtout pour souligner la réussite de la reconstruction d'après-guerre. Ernest Côté avait eu la chance de participer aux cérémonies du 70e anniversaire il y a 5 ans, quelques mois avant sa mort.

À son dernier voyage, il était content de rencontrer des habitants de villes qui avaient été complètement détruites. Il était passé un peu après les premières troupes, puisqu'il faisait la logistique et l'approvisionnement. Il était heureux d'avoir rencontré des gens qui avaient survécu, mais aussi de voir des villes qui étaient reconstruites, raconte Denyse Côté.

Denyse Côté croit que son père avait fait la paix avec ce qu'il avait vu en Normandie.

On ne sentait pas de traumatisme chez lui. Il était passé à autre chose. Il a eu une belle carrière et c'est toujours plus facile dans ce temps-là de se reconstruire.

Denyse Côté, fille d'Ernest Côté

Mme Côté tient à partager les souvenirs de son père pour que les plus jeunes prennent conscience de ce qui a été sacrifié pour assurer leur liberté.

La perte de la liberté, de la démocratie, c'est toujours quelque chose qui plane au-dessus de nos têtes. En 2019, on en est encore plus conscients avec la montée de l'extrême droite, qui reprend des symboles nazis. Le prix a été très gros à payer pour nos démocraties. Les jeunes générations n'ont pas conscience à quel point ça a été horrible.

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