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Marjorie April
Audio fil du mercredi 20 février 2019

C-71: une solution à la violence à Toronto?

Publié le

Le comité sénatorial de la sécurité nationale et de la défense étudie actuellement le projet de loi C-71, qui vise à encadrer plus strictement la commercialisation et la possession d'armes à feu au Canada.

Toronto a enregistré 96 homicides en 2018, un chiffre qui a battu le record de 89 homicides, qui remonte à 1991.

Les statistiques de la police de Toronto indiquent que 51 des homicides de l'année 2018 ont été commis par des armes à feu.

Le projet de loi C-71 : quel impact sur la criminalité?

Plusieurs experts pour et contre ce projet de loi ont témoigné devant le comité sénatorial.

Parmi ceux-ci, le criminologue Irvin Waller, le président de l'Association canadienne pour les armes à feu, l’association des Médecins canadiens pour un meilleur contrôle des armes à feu ainsi que la commissaire Michèle Audette, à titre personnel.

Francis Langlois est spécialiste de la culture des armes à feu et membre associé à la Chaire Raoul-Dandurand.

Il explique que le projet de loi C-71 pourrait avoir des répercussions sur le taux de violence par armes à feu. Il s’appuie entre autres sur des études publiées par l’Université de Montréal, depuis le début des années 2000, pour en arriver à cette conclusion.

Les différentes mesures [pour resserrer le contrôle des armes à feu] ont fait baisser le taux d’homicides par armes à feu au Canada de façon assez importante, d’au moins 10 % à 15 %.

Francis Langlois, spécialiste de la culture des armes à feu et membre associé à la Chaire Raoul-Dandurand

Le spécialiste de la culture des armes à feu indique toutefois qu’il ne faut toutefois pas oublier que Toronto est une grande ville, située près des États-Unis, et que le trafic d’armes à feu a nécessairement un impact sur ce qui se produit dans la Ville Reine en matière de violence armée.

L’enregistrement obligatoire des armes en feu a été mis en place par le gouvernement de Jean Chrétien dans les années 1990. Le gouvernement de Stephen Harper a mis fin à cette mesure en 2012. Et depuis, il y a eu une augmentation de la proportion d’armes à feu en provenance du marché canadien qui se retrouve entre les mains de criminels, selon M. Langlois.

Ceci veut dire que moins il y a de contrôle [des armes à feu], plus il y a de risques que ces armes se retrouvent entre de mauvaises mains.

Francis Langlois, spécialiste de la culture des armes à feu et membre associé à la Chaire Raoul-Dandurand

Les quatre grands axes qui pourraient être transformés par le projet de loi C-71 selon Francis Langlois.

Le gouvernement libéral veut :

  • permettre aux autorités de remonter jusqu'au début de la vie d’un individu lorsque celui-ci fait une demande de permis d'arme à feu (antécédents judiciaires et psychiatriques),
  • forcer de la vérification d'antécédents lors de toutes transactions, même lors d’échanges d’armes à feu entre individus,
  • forcer les détaillants à maintenir un inventaire complet de toutes les armes à feu qu’ils ont et de conserver toutes traces de transactions sur une période d’au moins 20 ans et
  • permettre la reclassification de certaines armes. En ce moment, il est possible pour le gouvernement d’abaisser la classification d’une arme, mais cette pratique ne serait plus autorisée avec la loi C-71.

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