Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Marjorie April
Audio fil du mercredi 6 février 2019

Mimi O'Bonsawin fière de son identité autochtone

Publié le

La chanteuse arborant un collier propre à sa culture autochtone.
L'auteure-compositrice-interprète abénaquise Mimi O'bonsawin.   Photo : Isabelle Gobeil

L'auteur-compositrice-interprète autochtone Mimi O'Bonsawin vit pleinement et avec fierté son identité. Née d'une mère francophone et d'un père Abenaquis, Mimi O'Bonsawin est originaire du Grand Sudbury. Elle puise dans ses racines autochtones et francophones lorsque vient le temps de créer.

D’où je viens, mon territoire, ma communauté sont de gros thèmes dans ma musique.

Mimi O'Bonsawin, auteure-compositrice-interprète

Bien qu'elle retourne aussi souvent que possible dans sa région natale afin de préserver ses racines, Mimi dit adorer Toronto qui lui permet de pratiquer davantage son art.

Écoutez le reportage et l'entrevue de Mimi O'bonsawin qui visite l'exposition Régalia - Émission Y a pas deux matins pareils du 7 février 2019.

Le tambour comme instrument

Le tambour est l'instrument qui sert d'expression à l’inspiration de Mimi O'Bonsawin. Confectionné par son oncle, elle le traîne partout où elle va, même lors de sa tournée en Inde.

Pour moi le tambour représente le battement du cœur et ma musique vient de cette place-là [...] ça résonne dans mon cœur et dans mon corps, explique-t-elle.

Toujours une place à la langue de Molière

Les influences musicales de Mimi O’Bonsawin sont davantage en anglais. Il est plus facile pour elle aujourd'hui de faire aller sa plume dans la langue de Shakespeare. L’artiste insiste néanmoins à laisser une place au français.

C'est important pour moi que chaque album ait au moins une chanson en français.

Elle aimerait bien pouvoir composer en abénaquis, mais elle trouve bien malheureux de ne pas pouvoir le faire, n'ayant jamais appris la langue.

Ses grands-parents ou les membres de sa famille ne parlent pas l'abénaquis. Elle se réjouit toutefois qu'une récente prise de conscience collective mène aujourd'hui à l'enseignement des langues autochtones menacées, et ce à différents niveaux scolaires et académiques.

Quand j'ai grandi, je savais qu'on était Premières Nations, mais je viens de Sudbury et t'étais francophone catholique en premier.

Mimi O'Bonsawin, auteure-compositrice-interprète

Recherche identitaire

C'est au tournant de l'âge adulte que Mimi se questionne sur son identité profonde. C'est en s'inscrivant à un cours d'études autochtones, qu'un tout autre univers s'est ouvert à elle. C'est là que je me suis trouvée comme personne.

Démonstration d'ouverture

Selon Mimi, il y a manifestement un changement dans l'attitude et la perception des Canadiens envers les peuples autochtones.

C'est comme si les Premières Nations sont devenues cool.

Mimi O'Bonsawin, auteure-compositrice-interprète

Cette évolution dans le regard des Canadiens l'encourage à embrasser davantage sa culture. Quand j'étais à l'école on ne parlait pas des régalia ou des pow-wow, mais maintenant on commence à avoir des discussions, affirme-t-elle.

Chargement en cours