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L'impact du mouvement antiraciste sur les les médias sociaux expliqué par Martine St-Victor

Y a pas deux matins pareils

Avec Marjorie April

En semaine de 6 h à 9 h

L'impact du mouvement antiraciste sur les les médias sociaux expliqué par Martine St-Victor

Rattrapage du jeudi 4 juin 2020
Une affiche antiraciste

L’usage abusif du mot-clic #blacklivesmatter nuit au mouvement, selon Martine St-Victor.

Photo : Radio-Canada / Guy R Leblanc

Mardi dernier, les carrés noirs se sont multipliés sur les médias sociaux dans le cadre du Blackout Tuesday, une Initiative où l'on avait proposé aux usagers d'observer une journée de repos, de silence et de réflexion. Les mot-clic #blacklivesmatter et #blackouttuesday ont alors été largement utilisés, une pratique qui a été critiquée par de nombreux militants.

Le mot-clic sert de calculatrice, si vous voulez. Ça nous permet de collecter le nombre d’incidents, d’injustices, de racisme [...] c’est pour ça que le mot avait été créé, affirme la stratège en communications Martine St-Victor.

Elle explique en quoi l’usage abusif de ces mots-clics nuit au mouvement. Le carré noir c’est très bien, sauf qu’il ne dénonce pas de cas particulier. Le carré noir, c’est un signe de solidarité, précise-t-elle. Donc, si le mot-clic #blacklivesmatter apparaît sur trop de publications solidaires, il devient presque impossible de retracer les messages essentiels à l’organisation du mouvement.

Solidarité de façade

Des compagnies et des marques ont aussi changé leur image sur les réseaux sociaux pour montrer leur appui au mouvement. Au-delà du geste de marketing, est-ce que ces entreprises offrent réellement leur aide pour endiguer le racisme systémique?

Martine St-Victor dit observer une hausse des actions concrètes pour améliorer la culture d’entreprise, ou encore la mise sur pied de programmes d’aide, par exemple pour couvrir les frais légaux des manifestants ayant été arrêtés par la police. Elle remarque aussi la multiplication des publications qui témoignent d’un activisme de façade et de gestes de récupération commerciale. Elle croit que les consommateurs ne sont toutefois pas dupes et qu’ils demanderont éventuellement des résultats tangibles.

La femme aux lunettes sourit à l'animatrice.

Martine St-Victor livre un texte poignant sur la beauté d'Haïti.

Photo : Radio-Canada / Christian Côté

Beaucoup se demandent comment être un bon allié à la cause et comment être solidaire envers les victimes de racisme. Martine St-Victor nous invite à tout d’abord à nous sensibiliser.

Il y a la solidarité, mais il y a aussi l’organisation. Il y a aussi la mobilisation. [...] Je crois que la réflexion est importante avant l’action. C’est-à-dire de vraiment examiner le pouvoir qu’on a, et de se demander ce qu'on fait avec ça.

Martine St-Victor, stratège en communications

Elle suggère notamment d'utiliser nos comptes sur les médias sociaux pour appuyer des organismes qui existent déjà, de partager des initiatives de levées de fond pour des groupes de défense des droits humains, des groupes qui oeuvrent en sensibilisation et en éducation.

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