•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une solution verte aux rituels funéraires

Y a pas deux matins pareils

Avec Marjorie April

En semaine de 6 h à 9 h

Une solution verte aux rituels funéraires

Audio fil du mardi 24 septembre 2019
Un cercueil biodégradable

Un cercueil biodégradable fait par une entreprise de Fredericton, Fiddlehead Caskets.

Photo : Courtoisie

CHRONIQUE | Chrystelle Maechler présente le Good Green Death Project, un organisme situé à Guelph qui s'est donné comme mission de rendre la mort plus écologique.

Le Good Green Death Project est l’idée de Susan Kowan. Elle a réalisé, lorsqu’elle a perdu ses deux parents, que les options funéraires existantes étaient vraiment loin d’être écologiques, alors elle a cherché d’autres solutions.

La fondatrice a été inspirée par le travail de l’architecte américaine Katrina Spade, qui a lancé Recompose, une méthode de compostage du corps humain comme solution de rechange à l’enterrement ou à la crémation.

Cette technique permet, en un mois, de composter les restes humains et de les transformer en un terreau fertile. Pour ce faire, le corps du défunt est placé dans une urne biodégradable fermée. Cette urne est faite à partir de sciures de bois et de terre. Le corps y est laissé pendant 30 jours. Aucun combustible fossile, aucune électricité ne sont nécessaires durant le processus.

À l’issue des 30 jours, il en résulte un humus ou un compost riche en nutriments qui peut ou non être restitué à la famille du défunt. Ainsi, la famille peut ensuite choisir, par exemple, de l’utiliser pour planter un arbre commémoratif ou alors de le disperser dans une forêt ou ailleurs dans la nature.

Un processus réglementé

Au Canada, les lois entourant les services funéraires et les enterrements varient d'une province à l'autre, mais les cimetières ont le droit d’établir leurs propres règlements s'ils obtiennent l’approbation municipale.

Actuellement, les lois en vigueur en Ontario ne permettent pas officiellement le compostage humain, mais laissent la place pour l’essai et l’examen de nouvelles méthodes funéraires.

Good Green Death Project travaille actuellement avec le cimetière Parkview, à Waterloo, et la Ville de Waterloo, qui ont mis à leur disposition 108 terrains pour des enterrements verts, c’est-à-dire des espaces réservés pour l'inhumation de corps non embaumés et contenus dans un linceul ou dans une urne biodégradable.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi