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Marjorie April
Audio fil du mardi 16 juillet 2019

Des mini-maisons pour résoudre la crise du logement de Toronto

Publié le

Illustration de différents modèles de mini-maisons et leur superficie.
Tiny Toronto affirme qu'il serait possible de construire des mini-maisons dans la cour de certains résidences de Toronto.   Photo : Avec l'autorisation de Tiny Toronto

CHRONIQUE | Une entreprise torontoise développe des prototypes de petites maisons qui pourraient se construire dans les cours arrière de résidence pour contrer la pénurie de logements dans la Ville Reine. Chrystelle Maechler décrypte le concept.

Tiny Toronto conçoit des modèles de maisons passives, c'est-à-dire des maisons qui dépensent très peu d'énergie, et qui recyclent, réutilisent l'énergie qu'elles produisent. L'entreprise torontoise utilise également des technologies de construction durables, afin de réduire la fréquence de maintenance.

Ces constructions peuvent être la taille d’un mini studio de 30 à 60 mètres carrés en passant par la suite de 120 mètres carrés jusqu’à la maison de ruelle de 250 à 300 mètres carrés.

Tiny Toronto emploie des architectes et des urbanistes pour développer ces modèles. Ce type de construction est de plus en plus convoité par le milieu de l’architecture, qui y voit un beau défi à relever en ce qui concerne l’efficacité énergétique, d’esthétique tout en conservant le cachet des quartiers. Quelque 100 000 cours arrière du centre-ville et de la périphérie pourraient facilement abriter ces habitations.

Illustration d'une maison unifamiliale accompagnée de 3 arbres et un terrain.
Tiny Toronto rapporte qu'il y a plus de 100 000 cours dans la grande région de Toronto qui seraient de taille suffisante à accommoder des petites maisons.   Photo : Avec l'autorisation de Tiny Toronto


Un modèle éprouvé ?

Il existe des modèles de petites habitations ailleurs dans le monde. En Nouvelles-Galles du Sud, en Australie, la location de maisons de cours est légale depuis 2009. Il en existe plus de 5000. Là-bas, il les appelle les granny flats ou appartements des grands-mères.

En Angleterre, le concept est moins développé qu’en Australie, mais reste plus avancé qu'au Canada. La compagnie Wondershed effectue des démarches équivalentes à ce que développe Tiny Toronto.

Chrystelle Maechler.
Chrystelle Maechler présente sa chronique sur la résilience urbaine. Photo : Radio-Canada/Jonathan Bouchard

Sinon, d’autres villes utilisent également les petites maisons dans leur plan de développement d’habitations, mais un peu différemment des maisons de fonds de cours. Par exemple, à Rotterdam, aux Pays-Bas, des quartiers ont été faits exclusivement de petites maisons. Ces maisons sont utilisées comme lieux de vie temporaires pour des gens à faible revenu qui attendent une place dans des logements sociaux.

À Detroit, ils créent des quartiers de petites maisons qui permettent l’accès à la propriété à des gens qui ne pourraient normalement pas se le permettre.

Qu’est-ce que la résilience urbaine?


Le concept de résilience urbaine s’étend à toutes les sphères de la vie en ville. On parle de résilience urbaine lorsque les villes ont développé la capacité d’anticiper et de faire face à tout type de crise dans des domaines variés, dont la gestion d’intempéries, le logement abordable ou tout type de problèmes sociaux, économiques ou environnementaux.

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