•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Chronique Santé :  les biais cognitifs qui influencent nos pensées

Vivement le retour

Avec Mathieu Beaumont

En semaine de 15 h à 18 h

Chronique Santé :  les biais cognitifs qui influencent nos pensées

Rattrapage du lundi 11 janvier 2021
Infographie de l’amygdale et du cortex insulaire

L’amygdale et le cortex insulaire, deux zones associées aux émotions, sont activés lorsque l’on est contredit sur nos croyances.

Photo : Radio-Canada / Patricia Dallaire

Vous êtes déjà tombés dans le piège de la désinformation? Un sondage Ipsos publié en février dernier a révélé que 90 % des Canadiens ont avoué s'être fait prendre par une fausse nouvelle. Cela peut s'expliquer par les biais cognitifs. Une explication par Annie Carrier, ergothérapeute à l'Université de Sherbroke.

Depuis la nuit des temps, ces biais guident en partie l'humain dans ses actions et ses prises de décisions. Au cours des dernières décennies, les chercheurs ont d'ailleurs identifié des dizaines de biais de ce genre.

Un biais est un réflexe solidement ancré dans le cerveau. Il s'agit de mécanismes inconscients, qui ont été utiles aux premiers humains, leur permettant de prendre des décisions rapides dans un milieu hostile. Les personnes utilisent cette forme de la pensée pour prendre position, pour justifier des décisions ou pour interpréter des événements.

Le biais cognitif est toutefois faussement logique et trompeur. Ces raccourcis mentaux nous jouent des tours en raison de la complexité du monde moderne, notamment à cause des réseaux sociaux. Ils sont liés à notre histoire personnelle et à notre environnement, et font appel à notre perception et à notre mémoire.

Le plus connu de ces biais cognitifs est sans doute le biais de confirmation. C’est ce qui nous amène à chercher des informations qui soutiennent notre point de vue, et à rejeter ce qui le contredit. Par exemple, si vous croyez que les réfugiés représentent une menace à la sécurité, vous serez plus réceptifs aux histoires de crimes commis par des réfugiés.

Un autre biais connu est celui de l'aversion des pertes, qui fait en sorte que les personnes vont accorder plus de à ce qu'ils perdent qu'à ce qu'ils gagnent, dans une certaine situation. À titre d'exemple, un individu va accorder plus d'importance au refus de sortir après 20 h plutôt qu'aux gains potentiels d'une telle mesure.

Le biais de dissonance cognitive entraîne les personnes à poser des gestes contraires aux consignes de santé même s'ils y adhèrent. Par exemple, les gens vont organiser des fêtes avec moins de gens. Lorsque deux idées se confrontent et suscitent un inconfort, il est plus facile de changer le raisonnement et d'apporter une justification que de changer son comportement.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !