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Vivement le retour

Avec Mathieu Beaumont

En semaine de 15 h à 18 h

La fatigue de la Covid-19

Rattrapage du lundi 28 septembre 2020
Gros plan sur une molécule du coronavirus tenue dans la main d'un infirmier.

Le Québec se prépare à affronter une deuxième vague virale.

Photo : afp via getty images / NICOLAS ASFOURI

Une certaine fatigue se faire sentir quand il est question du coronavirus. Les mesures sanitaires sont moins prises au sérieux par certaines personnes. Comment s'explique cette fatigue? Mathieu Beaumont en discute avec Geneviève Beaulieu-Pelletier, psychologue clinicienne et professeure associée à l'UQAM.

Bien que les cas sont à la hausse, les gouvernements semblent avoir de la difficulté à convaincre une partie de la population de restreindre les contacts sociaux. Six mois après le début de la pandémie, le mandat de convaincre les gens de limiter les rassemblements privés est devenu un défi pour la santé publique. En moyenne, chaque mois, depuis mars, le gouvernement dépense 10 millions de dollars en placements dans près de 540 médias traditionnels et numériques.

Les gens sous-estiment le risque, ils oublient que le virus est encore très présent. Il faut toujours rappeler aux gens qu’il n’y a pas grand-chose qui a changé depuis le début de la pandémie; le virus est tout aussi présent, les risques sont toujours là et même encore plus, parce qu’on est davantage en contact avec les gens. Sans vaccin ni traitement, la seule arme qu’on a contre cette maladie, ce sont nos comportements. Tout dépend de la bonne volonté et de la motivation des gens.

Plusieurs facteurs expliquent cette réalité. Dans un premier temps, nous sommes des êtres sociaux qui avons besoin d'être en contact avec les autres. La menace reliée à la COVID-19 peut sembler lointaine aux yeux de plusieurs parce qu'ils ne sont pas confrontés directement aux conséquences du coronavirus.

Geneviève Beaulieu-Pelletier insiste sur l'importance de lutter contre la fausse information qui circule largement. Il est essentiel selon elle aussi de miser sur l'union sociale et ne pas ostraciser les personnes qui refusent de se plier aux directives de la santé publique. Il faut plutôt les écouter et établir un véritable dialogue selon la psychologue clinicienne et professeure associée à l'UQAM.

Les autorités québécoises de la santé publique ont constaté ce relâchement collectif à la faveur du retour du beau temps et de la réouverture des établissements de divertissement.

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