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Vivement le retour

Avec Mathieu Beaumont

En semaine de 15 h à 18 h

Des Mères au front pour la protection de l'environnement à Sherbrooke

Rattrapage du mercredi 21 octobre 2020
Un site pétrolier près d'une rivière.

Lors de la course à la chefferie, Erin O'Toole proposait, entre autres, de travailler avec l'industrie pour « atteindre la carboneutralité dans les secteurs du pétrole et du gaz. »

Photo : La Presse canadienne

Des manifestantes se sont réunies devant le palais de justice de Sherbrooke, mercredi soir, pour exiger davantage de la part des élus dans la lutte aux changements climatiques en ce premier anniversaire de la réélection du gouvernement Trudeau.

À l'instar de plusieurs autres rassemblements similaires à travers le pays, une dizaine de membres du mouvement Mères au front voulaient signaler leur ras-le-bol face à l’inertie des élus dans le dossier de l’environnement, et de leurs inquiétudes quant à l’avenir de la planète.

En 2020, on ne peut pas passer à côté des enjeux environnementaux. Je suis ici en tant que mère, parce que j’ai envie que mon enfant ait un avenir qui soit beau, qui soit stimulant, qui soit vivant, martèle Geneviève Larocque, une manifestante.

Il y a la responsabilité individuelle, mais tant qu'il n'y aura pas de décisions politiques importantes à grande échelle, on n'y arrivera pas en tant que petits citoyens. Tous les paliers ont reconnu qu'il y a urgence, il faut maintenant passer aux actes.

Geneviève Larocque, manifestante

Le mouvement citoyen, qui a des ramifications partout au pays et en Europe, est constitué de mères de tout horizon souhaitant que les gouvernements apportent des changements concrets pour contrer les urgences climatiques. Selon Mireille Elchacar, porte-parole du mouvement à Sherbrooke, c’est le découragement et la colère qui guident leurs actions et orientent leurs revendications.

On demande que le 12 millions de dollars qui a été investi dans [le pipeline] Transmountain soit remis dans des projets à développement durable, soutient-elle. On peut par exemple reprendre cet argent pour aider les gens qui travaillent dans l’énergie fossile à se réorienter ailleurs. On peut aussi voir ce qui se passe avec le gouvernement provincial, avec le projet de loi 66 [sur l’accélération de certains projets d’infrastructure], qui a été adopté. C’est très dangereux en termes de précédent. On enlève les enquêtes qui sont nécessaires pour s’assurer que les projets qu’on met de l’avant reçoivent les normes minimales en matière d’environnement.

Ça suffit maintenant. Ce n’est pas d’être avant-gardiste que de mettre l’environnement de l’avant. C’est d’avoir les pieds dans la réalité.

Mireille Elchacar, porte-parole de Mères au front à Sherbrooke

Les Mères au front réclament qu’Ottawa adopte une loi sur le climat pour être contraint de respecter les cibles fixées, que les entreprises qui polluent soient imputables, de cesser les investissements dans l’énergie sociale, et demandent que les gouvernements écoutent l’avis des scientifiques.

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