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Vivement le retour

Avec Mathieu Beaumont

En semaine de 15 h à 18 h

Étude sur la tique porteuse de la maladie de Lyme en Estrie

Rattrapage du lundi 19 octobre 2020
Une tique identifiée aujourd’hui à son labo.

Une tique identifiée aujourd’hui à son labo.

Photo : Gracieuseté du microbiologiste, Gabriel Girouard

C'est à Bromont qu'on diagnostique le plus de cas de maladie de Lyme au Québec. C'est pourquoi des chercheurs de l'Université de Montréal mènent un projet pilote contre les tiques porteuses de la maladie.

Les chercheurs de l'Université de Montréal ont installé entre 700 et 800 pièges en bordure des sentiers et près des résidences à Bromont. Ces pièges contiennent un appât médicamenté pour les petits rongeurs sauvages. Une fois ingéré, ce médicament les protège contre les tiques et contribue à diminuer le nombre de tiques infectées dans l'environnement. Cette méthode a été testée avec succès à la base militaire de Farnham, explique Catherine Bouchard, professeure associée à la Faculté de médecine vétérinaire - Département de pathologie et microbiologie.

Dans la zone traitement, les souris qui ont été capturées n'avaient pas ou très peu de tiques alors que dans les zones où il n'y avait pas de traitement, les souris étaient bien parasitées.

La même approche que pour la rage chez les ratons laveurs

Le principe est le même, sauf que dans le cas des boulettes larguées par avion, celles-ci contiennent un vaccin. Dans le cas des appâts, à Bromont, on y trouve un traitement acaricide. Pour qu’une tique puisse transmettre la bactérie responsable de la maladie de Lyme à un être humain, il faut qu’elle l’ait d'abord contractée, ce qui se produit lorsqu’elle pique un petit rongeur qui en est porteur. Les souris sont les principaux réservoirs de la bactérie. Le traitement testé à Bromont vise à couper la chaîne de transmission en immunisant ces souris, si bien que les tiques qui les piquent meurent.

La Ville de Bromont est la première municipalité au Québec à participer à un tel exercice.

C'est la Ville de Bromont qui a approché l'équipe de chercheurs lorsqu'elle a été informée du projet. La Ville a fourni environ la moitié du budget de 250 000 $.

Louis Villeneuve, le maire de Bromont souhaite que l'expérience se poursuive : Le résultat de l'étude servira partout où il y a des tiques, surtout qu'elles continuent de migrer vers le nord.

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