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Vivement le retour

Avec Mathieu Beaumont

En semaine de 15 h à 18 h

Pression citoyenne qui rapporte

Rattrapage du mardi 29 septembre 2020
Trois personnes prennent la pose devant la rivière Magog, à Sherbrooke.

Marie Dupont, Paul Pilon et Mireille Auray, résidents de la rue Argenteuil, vont perdre la moitié de leur terrain.

Photo : Radio-Canada / Philippe Grenier

La parole citoyenne a encore sa place et peut permettre de changer les choses. C'est du moins ce que tendent à démontrer deux dossiers récents.
Le mouvement citoyen a forcé la ville de Sherbrooke et Hydro-Québec à modifier leurs plans.

Les résidents qui habitent aux abords de la rivière Magog dans le secteur de Rock Forest demandaient à la Ville de Sherbrooke de faire preuve de souplesse dans l'application du règlement 1200 en lien avec la protection des bandes riveraines. Selon les dispositions du règlement, les riverains doivent revégétaliser un espace de 5 ou de 7 mètres et demi, à partir du bord de l'eau. Or, pour certains résidents des rues Aiguillon, Argenteuil et Montpetit, l'application des nouvelles règles signifiait la perte de 50 % de leurs surfaces habitables. Ils ont demandé à la ville un moratoire et de tenir compte de la grandeur des terrains. Ils ont obtenu le délai demandé.

Les résidents des rues Aiguillon, Argenteuil et Montpetit pourront rencontrer aussi des fonctionnaires de la ville pour évaluer la possibilité d'adapter les mesures de protection de rives de la rivière Magog.

Les citoyens de Deauville contestaient la coupe d'arbres dans leur secteur

Hydro-Québec a effectué des travaux de déboisement aux abords d'une ligne électrique à Deauville. La Société d'État expliquait que cette coupe était devenue nécessaire pour éviter d'endommager le réseau électrique.

Les citoyens, des rues Saroy et des Riverains, dans l’arrondissement de Brompton–Rock Forest–Saint-Élie–Deauville ont demandé que les arbres soient élagués et non coupés pour ainsi éviter ce qui s'est passé dans un autre secteur le long du chemin Venise. Ce qui semblait au départ impossible aux yeux d'Hydro Québec a finalement été fait. Les travaux de déboisement ont été nettement moins intenses. La société d'État a tenu compte aussi de leurs craintes pour l'environnement, parce que les arbres servent de filtre et de barrière aux sédiments qui peuvent se déverser dans le petit lac Magog.

Ces deux exemples démontrent que les citoyens ont encore leur mot à dire pourvu qu'ils soient organisés et que leurs arguments soient solides.

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