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Tricotées serrées
Audio fil du dimanche 8 juillet 2018

Carolane et Josiane Stratis : le lien difficilement explicable entre jumelles

Publié le

Josiane Stratis dépose un baiser sur la tempe gauche de sa soeur Carolane.
Josiane Stratis dépose un baiser sur la tempe de sa soeur Carolane.   Photo : Radio-Canada / Louis-André Bertrand

« Josiane et moi, ç'a toujours été nous deux contre le reste du monde. On l'a toujours senti comme ça. » Les cofondatrices et rédactrices en chef des blogues Ton petit look et TPL moms racontent comment elles sont profondément liées l'une à l'autre, à un point tel que les non-jumeaux peuvent difficilement comprendre.

« On se faisait niaiser parce qu’on était des jumelles, poursuit Carolane. Nos parents nous mettaient de côté parce qu’on était des jumelles. Ils partaient en vacances sans nous. On aimait se dire qu’ils partaient en famille et qu’on restait en famille. »

On s’est fait niaiser parce qu’on était des jumelles et on a survécu parce qu’on était des jumelles.

Carolane Stratis

Pour Carolane et Josiane, qui ont 32 ans et qui sont toutes deux mamans, être des jumelles monozygotes constitue une très grande chance. « Ça nous a aidées à passer au travers de toutes les affaires qui sont difficiles quand t’es plus jeune. »

Un « divorce » de six mois

Depuis qu’elles sont petites, elles ont de la difficulté à parler au « je », habituées à constamment penser au « on ». Sauf que cette proximité constante a eu pour effet de rendre difficile de trouver ce qui les différenciait.

« On habitait ensemble. On avait les mêmes amis. Nos premiers "chums" étaient des frères. On restait tout le temps dans le même cercle », dit Josiane.

En 2012, Carolane a demandé à Josiane de prendre une pause l’une de l’autre, de ne pas se contacter, elles qui pourraient se parler 24 heures sur 24.

J’avais toujours laissé Josiane guider pas mal tout. Quand j’ai commencé à faire ma dépression, il fallait que je trouve ma place.

Carolane Stratis

Josiane a respecté le souhait de sa sœur. « C’est l’affaire qu’elle a faite durant notre divorce qui m’a vraiment aidée à me trouver. » Avec l’aide de psychologues, elles sont parvenues à trouver des réponses à certaines des questions qui avaient mené à cette situation.

Après six mois de silence, Carolane, ne voulant pas aller seule à une conférence de blogueurs à New York, a repris contact avec sa jumelle pour qu’elle se joigne à elle. Après des discussions sur leurs limites, elles ont pu renouer leur union et elles sont à nouveau des sœurs fusionnelles.

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