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Pour ou contre renoncer aux voyages en avion?

Tout un samedi

Avec Janic Godin

Cette émission n'est plus à l'antenne.

Pour ou contre renoncer aux voyages en avion?

Audio fil du samedi 15 décembre 2018
Un gros avion de ligne commercial en vol et  un arbre dans un champ près d'une centrale au charbon du fournisseur d'électricité Uniper à Hanau.

Certains programmes de compensation favorisent des actions (comme la plantation d'arbres) localement, alors que d'autres interviennent ailleurs dans le monde.

Photo : Reuters / Kai Pfaffenbach/Darren Whiteside

Devrions-nous renoncer à nos voyages en avion pour le bien- être de la planète ? Certains experts considèrent qu'il est nécessaire de se poser la question, comme point de départ, afin de diminuer son empreinte écologique.

L’avion fait partie des moyens de transport les plus polluants et l'industrie du tourisme est responsable de 8 % de toutes les émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Paradoxalement, l’aviation est un secteur en croissance, dans la foulée de la mondialisation.

Ronald Babin, professeur en sociologie et criminologie à l'Université de Moncton explique que l’avion est une des voies qui a été privilégiée au Canada, pour son unité nationale. Dans ce contexte, il estime nécessaire de réfléchir à des alternatives.

Sur le plan de grandes distances, c’est presque impossible de faire autrement, mais les transports sur courtes distances, nous pourrions mettre l’accent sur le transport terrestre. , explique le professeur en sociologie environnementale.

Ronald Babin, professeur en sociologie à l'Université de MonctonAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ronald Babin, professeur en sociologie à l'Université de Moncton

Photo : Radio-Canada / Émilie Pelletier

Nous devrons être créatifs pour voir comment on peut repenser les choses

Ronald Babin, professeur en sociologie environementale

Olivier Clarisse, professeur en chimie et biochimie à l'Université de Moncton, est du même avis. S’il est difficile aujourd’hui de se passer de l’avion, dit-il, il est important de travailler pour minimiser son impact environnemental.

Des solutions ?

Comme pistes de solutions, M. Clarisse note le développement de moteurs plus performants, moins énergivores et moins bruyants, le renouvellement du parc
aérien et le développement de transport alternatif comme un projet de train à grande vitesse.

D’un point de vue personnel, il suggère l’achat de crédits carbones pour compenser son impact environnemental lié aux voyages en avion et ainsi se dédouaner partiellement.

« Les fonds récoltés servent en général au développement des énergies vertes ou au reboisement. Ceci étant dit, il nous incombe également de limiter nos propres voyages lorsque cela est possible », explique-t-il.

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