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Janic Godin
Audio fil du samedi 1 septembre 2018

Élever des monarques à partir du N.-B.

Publié le

Le Monarque
Le Monarque   Photo : Alain Clavette

Les monarques, ces papillons qui parcourent l'Amérique chaque année, s'apprêtent à retourner au Mexique pour aller y passer l'hiver. Rhéal Vienneau, un amateur de papillon, aussi appelé un lépidoptériste, fait l'élevage de ce papillon aux ailes orangées depuis plusieurs années pour venir en aide à cette espèce en difficulté.

Un texte de Camille Martel

Le nombre de monarques a diminué de 90 % dans les dernières décennies. Chaque année le monarque effectue une migration d’environ 5000 kilomètres, des régions tempérées de l’Amérique du Nord jusqu’aux forêts de l’ouest du Mexique.

Plusieurs raisons indiquent le déclin de ce papillon, mais majoritairement le manque d'asclépiades, l'unique plante dont peuvent se nourrir les larves de monarque.

Le monarque de près.
Le monarque de près   Photo : Alain Clavette

Pour venir en aide à l'espèce, Rhéal Vienneau a eu l'idée d'en faire l'élevage chez lui, près de Moncton. Cette année, il en relâchera 300 dans la nature, dont 100 seront étiquetés. C'est une contribution significative à la population puisque chez les papillons sauvages, seulement 2 % atteindront l'âge adulte.

« Les papillons monarques qui arrivent ici, au Nouveau-Brunswick, sont de troisième génération », explique-t-il. Après un premier hiver au Mexique, les papillons se reproduisent dans les latitudes du Texas, puis montent peu à peu au nord au fil des années. Ce n'est que la troisième génération qui se rend jusqu'aux latitudes du Nouveau-Brunswick.

Rhéal Vienneau, un lépidoptériste de Moncton.
Rhéal Vienneau, un lépidoptériste de Moncton Photo : Radio-Canada/Alix Villeneuve

Ce sont comme des bijoux volants!

Rhéal Vienneau, lépidoptériste

Pour faire l'élevage de monarques, Rhéal Vienneau capture des femelles lorsqu'elles arrivent dans la province. « On commence à les voir à partir de la troisième semaine de juillet », précise le lépidoptériste, qui fréquente les champs d'asclépiades pour piéger les monarques.

Puis, il les met en cage chez lui et laisse les femelles pondre. Une fois les oeufs éclos, les larves sont nourries avec des feuilles d'asclépiades jusqu'à ce qu'elles se transforment en papillon.

Avant de les relâcher, il appose un petit autocollant qui indique le sexe et la provenance de l'animal sur les ailes des papillons qu'ils relâchent : « C'est un programme de suivi du papillon monarque piloté par l'Université du Kansas. Chaque année je leur demande de m'envoyer une centaine d'autocollants. »

Un monarque vivant en attente de recevoir un autocollant pour l'identifier.
Un monarque vivant en attente de recevoir un autocollant pour l'identifier Photo : Radio-Canada/Alix Villeneuve
Rhéal Vienneau appose un autocollant sur une aile de monarque.
Rhéal Vienneau appose un autocollant sur une aile de monarque. Photo : Radio-Canada/Alix Villeneuve

On pourrait croire qu'un autocollant nuit au vol des monarques, mais l'amateur d'insectes assure que non : « Les ailes de monarques sont beaucoup plus rigides que d'autres papillons, parce que ceux-ci effectuent de très longues migrations ».

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