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Janic Godin
Audio fil du samedi 21 avril 2018

Une course de 250 km dans le Sahara: défi « infernal » relevé pour Mathieu McCaie

Publié le

Égoportrait de Mathieu McCaie le montrant dans le désert avec le pouce levé en signe de réussite
Mathieu McCaie a complété le marathon des sables, une épreuve d'environ 250 km dans le désert du Sahara, au Maroc.   Photo : Gracieuseté de Mathieu McCaie

« Ceci, c'est vraiment comme si tu passes à travers de l'enfer », affirme l'athlète acadien Mathieu McCaie, qui a fait l'une des courses à pied les plus exigeantes au monde, le marathon des sables.

Cette course d'environ 250 km a lieu au Maroc chaque année, en avril. Elle se déroule en autosuffisance alimentaire, c’est-à-dire que chaque concurrent porte sur son dos sa nourriture pour une semaine. Seule l'eau est fournie.

Mathieu McCaie est originaire de Rogersville, au Nouveau-Brunswick, et il est un résident de Dieppe. Il s’entraîne à la course depuis une dizaine d’années. Il s‘est inscrit au marathon des sables après avoir fait une course de 24 h à Las Vegas.

« J’ai trouvé que c’était la course la plus intense au monde, la plus tough. J’ai dit à ma femme: “Je veux la faire!” », explique l’athlète.

La nuit, il prenait place sous une tente avec six autres concurrents, mais le sommeil n’était pas toujours reposant.

« Tu ne dors pas bien. On a gelé certains soirs [...] incroyablement froids. Et le jour il faisait chaud, évidemment », dit-il.

Donc tu as le climat, tu as tes pieds et des ampoules, tu as le manque de sommeil, et ensuite tu as un manque de calories parce qu’on ne pouvait amener toutes les calories qu’on avait besoin pour la semaine.

Mathieu McCaie, marathonien des sables

Ses pieds l’ont fait souffrir durant la course. Ils étaient gonflés et il avait des ampoules, dont l’une sur un talon. À ce moment, précise-t-il, il lui restait encore 200 km à parcourir, et il a persévéré malgré les difficultés. « Je n’ai jamais voulu abandonner », souligne-t-il.

Mathieu McCaie debout devant sa tente
Les concurrents du marathon des sables passent la nuit sous la tente.   Photo : Gracieuseté de Mathieu McCaie

Les athlètes ont aussi essuyé une tempête de sable, un soir. « Il fallait tenir le bivouac pour à peu près deux heures de temps. Tout y allait. Si on perdait les choses qu’on avait pour la course, on était fini. On n’avait pas de deuxième paire de chaussures », explique Mathieu McCaie.

Il a franchi le fil d’arrivée de la dernière étape avec un temps de 41 heures et 39 minutes, en 475e position.

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