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Un scientifique se réjouit de la possibilité de déplacer des vaccins

Tout un matin

Avec Patrick Masbourian

En semaine de 5 h 30 à 9 h

Un scientifique se réjouit de la possibilité de déplacer des vaccins

Une injection de vaccin contre la COVID-19 de Pfizer-BioNtech.

Une injection de vaccin contre la COVID-19 de Pfizer-BioNtech dans l'une des maisons de retraite d'Attendo à Göteborg en Suède.

Photo : Getty Images / Fredrik Lerneryd

La compagnie Pfizer autorise Québec à redistribuer des doses de son vaccin au coeur de son réseau afin de mieux répondre à la demande d'immunisation. Selon Alain Lamarre, professeur et chercheur en immunologie et en virologie, la stratégie de vaccination de Québec semble avoir rassuré le fabricant.

« Probablement qu’il y a eu une démonstration de la part du Québec de sa capacité à bien recevoir le vaccin et à l’entreposer, ainsi qu'à l’acheminer adéquatement à un site », estime-t-il.

Les autorités médicales pourront donc réacheminer, en partie ou en totalité, certaines boîtes de vaccin livrées par la compagnie pharmaceutique. On compte normalement 975 doses par boîte.

Le chercheur rattaché à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) rappelle qu’il est primordial d’assurer l’efficacité du vaccin en le maintenant à une température de -80 degrés Celsius lors de son entreposage.

« Des petits transpondeurs monitorent la température lors des déplacements. Ça impose des défis logistiques, mais cette nouvelle mesure va certainement aider la distribution dans les régions éloignées. »

Des photos de fioles de vaccin juxtaposées.

Les vaccins de Pfizer-BioNTech (gauche) et de Moderna devraient offrir une protection contre le nouveau variant de la COVID-19, selon les experts.

Photo : offerte par Pfizer|Eduardo Munoz/Pool/Reuters

Un compromis acceptable

À propos de la possibilité de prolonger la période à six semaines entre l’administration de deux doses de vaccins, comme énoncé hier sur nos ondes par la Dre Caroline Quach, Alain Lamarre estime qu’il s’agit d’un bon compromis à la recommandation de fabricants.

« Ça permet une plus grande flexibilité afin d’administrer un maximum de premières doses. »

La prudence malgré la vaccination

Alain Lamarre rappelle qu’il est important pour les citoyens d’observer les mesures sanitaires préventives même après avoir reçu une première dose du vaccin.

Il faut un minimum de deux semaines pour que le corps fabrique les anticorps nécessaires à la lutte contre le virus. Une contamination est possible durant cette période.

Le professeur de l’INRS ajoute qu’il n’est pas encore clair que les deux doses prescrites du vaccin empêchent l’infection d’une personne même si celle-ci devient immunisée contre la COVID-19. Selon lui, une personne vaccinée ne tombera pas malade de la COVID-19, mais risque d’être tout de même porteuse du virus et de le transmettre à d’autres.

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