•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Tout un matin

Avec Patrick Masbourian

En semaine de 5 h 30 à 9 h

Une deuxième vague en mode rattrapage?

Une affiche sur laquelle il est écrit : « Deux mètres, n'oubliez pas de pratiquer la distanciation. »

Une affiche qui rappelle les consignes sanitaires

Photo : Radio-Canada / David Richard

La deuxième vague de COVID-19 aurait commencé au début de septembre, et non autour du 21 septembre, comme l'ont prétendu les autorités. Benoît Mâsse, professeur à l'École de santé publique de l'Université de Montréal, estime que le gouvernement aurait dû lancer les mesures du mois d'octobre un mois plus tôt. « On aurait pu lancer le message beaucoup plus tôt, parce que les évidences étaient là que nos contacts avaient augmenté de beaucoup depuis un certain moment. On aurait pu sensiblement empêcher un début de vague », dit-il.

[On a eu] un départ un peu lent sur la deuxième vague, donc là, on est en mode rattrapage.

Benoît Mâsse, professeur de médecine sociale et préventive à l’École de santé publique de l'Université de Montréal, et chef à l'Unité de recherche clinique appliquée du Centre de recherche du CHU Sainte-Justine

Alors que le défi 28 jours pourrait être prolongé, Benoît Mâsse estime qu'il est important que le gouvernement Legault tente de maintenir l'appui des Québécois envers les mesures sanitaires. « Ce n'est pas garanti qu'on va avoir, pendant toute cette période-là, l'adhésion des Québécois comme on l'a présentement. Il va y avoir un essoufflement, et l'essoufflement, on commence à le sentir un peu. »

Pour maintenir cette adhésion, il suggère de miser sur des outils pour mieux vivre le confinement.

Chaque jour, on se fait dire ce qu’on ne devrait pas faire, mais on devrait aussi mettre l’accent sur ce qu’on peut faire : comment on fait pour rester physiquement actif, pour empêcher les effets négatifs sur la santé mentale de l’isolement social par des longues périodes de confinement, et voir ce qu’on peut faire comme activités encadrées pour passer à travers ça.

Benoît Mâsse, professeur de médecine sociale et préventive à l’École de santé publique de l'Université de Montréal, et chef à l'Unité de recherche clinique appliquée du Centre de recherche du CHU Sainte-Justine

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi