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Une formation sans arme ni uniforme pour la police de Longueuil

Tout un matin

Avec Patrick Masbourian

En semaine de 5 h 30 à 9 h

Une formation sans arme ni uniforme pour la police de Longueuil

Une voiture de police est stationnée au travers de la route derrière un cordon de sécurité en pleine nuit.

Le Service de police de l'agglomération de Longueuil note une forte augmentation des appels en lien avec des problèmes de santé mentale sur son territoire.

Photo : Radio-Canada / Stéphane Grégoire

Le Service de police de l'agglomération de Longueuil (SPAL) a mis sur pied, depuis le mois de novembre, une expérience toute particulière auprès de ses policiers : sans uniforme ni arme de service, ils vivent la réalité méconnue de leurs citoyens. Le directeur du SPAL, Fady Dagher, nous raconte ce qui se passe durant cette formation.

On a réalisé que 70 % des appels étaient en relation avec la détresse humaine, l’itinérance, les jeunes de la rue, l’exploitation sexuelle... Des phénomènes avec lesquels les policiers ne sont pas habitués de travailler. C'est ça, l'immersion : sortir du quotidien des appels d’intervention pour aller dehors et saisir ce qui se passe dans la communauté.

Fady Dagher, chef du Service de police de l’agglomération de Longueuil

Se mettre en danger
Durant les cinq semaines que dure la formation, une semaine est consacrée aux questions de santé mentale. Si Fady Dagher note une amélioration dans la formation des policiers québécois, il croit qu’il en va de son devoir de veiller à ce que ses policiers soient outillés pour aborder les cas particuliers présents sur son territoire.

Un exemple de mise en situation : jeune citoyen autiste en crise

  • Un des ateliers proposés aux policiers met en scène une jeune personne autiste en crise.
  • La mise en scène débute alors que le policier tente de calmer le jeune autiste en vain en lui mettant la main sur l’épaule
  • Le jeune autiste saute sur le policier et devient agressif, parce qu’il se sent menacé.

Dans ce cas, la mise en situation vise à expliquer aux policiers qu’une main sur l’épaule est perçue par de nombreux autistes comme une agression, alors qu'un policier pourrait employer en vain cette stratégie pour désamorcer la situation.

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