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Télémédecine : une initiative du CHUM ouvre la voie à une nouvelle pratique

Tout un matin

Avec Patrick Masbourian

En semaine de 5 h 30 à 9 h

Télémédecine : une initiative du CHUM ouvre la voie à une nouvelle pratique

Un médecin

Télémédecine

Photo : iStock

Consulter son médecin sans avoir à lui rendre visite pourrait bientôt devenir une pratique courante au Québec. La Dre Chantal Guimont, directrice médicale de MAclinique Lebourgneuf, à Québec, observe déjà depuis quelques années des initiatives intéressantes en télémédecine.

Imaginez : envoyer un texto à son médecin lorsqu’on est malade et obtenir une consultation à distance. Cette façon de faire est déjà bien ancrée aux États-Unis, et des provinces canadiennes comme l’Ontario, par exemple, emboîtent le pas.

À Montréal, le CHUM tente l’expérience avec Continuum, un projet-pilote qui lie électroniquement les patients atteints d’insuffisance cardiaque à leur médecin.

Si la télémédecine peut sembler innovante, la Dre Chantal Guimont insiste sur le fait qu’elle devient délicate dans un contexte de services sans rendez-vous où le médecin et le patient ne se connaissent pas.

« Si, par exemple, quelqu’un m’appelle et m'explique avoir mal au ventre, je ne le connais pas et c’est la première fois qu’il en parle, les mots pour décrire [son mal] seront plus difficiles [à trouver] », explique-t-elle.

La démocratisation d’une telle technologie pourrait toutefois avoir un effet positif sur l’achalandage dans les urgences en offrant des consultations pour les problèmes mineurs et les gens atteints de maladie chronique. Des initiatives sont d’ailleurs déjà en place dans la province à cet effet.

« On a déjà des infirmières qui font des suivis de maladies chroniques de haute pression et de diabète par téléphone. Ça se fait très bien, parce que la relation a déjà débuté », croit-elle.

La directrice médicale de MAclinique Lebourgneuf insiste sur un point : avant d’aller de l’avant avec cette façon de faire, un code de pratique clair pour encadrer la technologie doit être mis en place.

« Il faut s’assurer d’avoir de bonnes réflexions pour bien le faire, pour le bien-être des patients. »

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