•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Tout un matin

Avec Patrick Masbourian

En semaine de 5 h 30 à 9 h

Perdre son dîner parce qu'on a des voisins fortunés

Un jeune garçon part pour l'école en tenant son sac à dos.

Certains élèves défavorisés fréquentent des écoles qui n’ont plus accès à la subvention pour leur donner un repas à 1$.

Photo : getty images/istockphoto / LSOphoto

« Les élèves vulnérables auront accès aux services d'aide alimentaire dès la prochaine rentrée », a lancé le ministre de l'Éducation Jean-François Roberge, juste avant le début des classes. Néanmoins, la chroniqueuse Isabelle Craig a découvert une réalité tout autre : certains enfants dans le besoin fréquentent des écoles qui ont perdu l'accès à la mesure garantissant des repas chauds pour 1 $, parce qu'elles sont situées dans des quartiers nouvellement embourgeoisés. « De perdre accès à un service, à une mesure alimentaire, parce qu'il y a des nouveaux riches qui s'installent chez soi, il y a quelque chose de profondément injuste », lance le député d'Hochelaga-Maisonneuve, Alexandre Leduc.

Embourgeoisement et démographie
À Saint-Henri, le comité de parents de l'école Ludger-Duvernay ne cache pas son inquiétude. Là-bas, environ le tiers des élèves proviendrait de familles en difficultés financières, et ces familles ne sont pas disparues parce que de jeunes professionnels se sont installés tout près.

Ça fait des enfants qui ne mangent pas bien et qui, pour certains, ne sont pas surveillés le midi. On est vraiment en réaction émotionnelle, parce que le 25 août [ça devait être] réglé, et des jours plus tard, ce n'est pas réglé. Voilà, c'est ça la réalité.

Mathieu Gilet, membre du comité de parents de l'École Ludger-Duvernay

Mise à jour :

À la suite de ce reportage et de la pression des parents, il a été annoncé que la mesure garantissant des repas chauds à 1 $ sera finalement maintenue. Les détails d'Isabelle Craig ici (Nouvelle fenêtre).

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi