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Tout un matin

Avec Patrick Masbourian

En semaine de 5 h 30 à 9 h

Quand les préjugés des juges minent la crédibilité des victimes

Manifestations à Halifax le 7 mars 2017 après la décision du juge Gregory Lenehan d'acquitter un chauffeur de taxi accusé d'agression sexuelle.

« Boire n'est pas un crime, le viol en est un » : des manifestations avaient éclaté en mars 2017 après la décision du juge Gregory Lenehan d'acquitter un chauffeur de taxi accusé d'agression sexuelle.

Photo : La Presse canadienne / Darren Calabrese

Faut-il exiger que tous les juges suivent une formation sur les agressions sexuelles? C'est ce que croit le gouvernement Trudeau, qui dépose aujourd'hui un projet de loi à cet effet. Rachel Chagnon, directrice de l'Institut de recherche et d'études féministes et professeure à la Faculté de science politique et de droit de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), cite certaines causes où des magistrats auraient gagné à suivre de telles formations.

Le reproche qu'on fait aux juges, on ne le fait pas seulement aux juges nommés par les instances fédérales, c'est d'avoir souvent une mauvaise connaissance de la réalité des victimes de violences sexuelles.

Rachel Chagnon, directrice de l’Institut de recherche et d’études féministes et professeure à la Faculté de science politique et de droit de l’UQAM

Au cours de l'entrevue, Rachel Chagnon explique comment les conséquences physiologiques et mnésiques d'une agression ou d'un choc post-traumatique peuvent miner la crédibilité d'une victime, tout en expliquant que certains juges doivent être sensibilisés au fait que les crimes sexuels sont souvent des crimes intrafamiliaux et que des victimes peuvent garder contact avec leurs agresseurs, notamment.

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