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Sept jours d'isolement, c'est trop court, selon la Dre Lise-Andrée Galarneau

Toujours le matin

Avec Marie-Claude Julien

En semaine de 6 h à 9 h

Sept jours d'isolement, c'est trop court, selon la Dre Lise-Andrée Galarneau

Rattrapage du mardi 1 décembre 2020
Une famille et des amis réunis autour d'une dinde du temps des Fêtes.

Un repas de Noël en famille.

Photo : iStock / Rawpixel Ltd

« Sept jours d'isolement au lendemain de Noël, pour ma part, je ne suis vraiment pas confortable. C'est trop court. »

La microbiologiste et infectiologue Lise-Andrée Galarneau est formelle : les jours suivant Noël l'inquiètent. La période d’isolement de sept jours recommandée par le gouvernement est trop courte pour permettre d’identifier tous les cas d’infection contractée pendant les deux jours de festivités permis.

Même avec sept jours d’isolement, à mon avis, on manque 30 % des cas.

La Dre Lise-Andrée Galarneau, microbiologiste et infectiologue

Si on regarde scientifiquement la courbe d'incubation, après 5 jours, les symptômes vont apparaître chez 50 % des gens infectés. Les 50 % autres, ils vont développer les symptômes entre les jours 5 et 10, explique-t-elle. Même si toute la population suit les consignes à la lettre, on risque d'échapper 30 %.

Transmission communautaire

La période d’après Noël fait peur à la spécialiste puisque la COVID-19 se propage essentiellement dans la communauté. Je suis inquiète pour nos usagers et nos travailleurs, surtout parce que c’est auprès de leurs proches qu’ils risquent d’être en contact avec le virus, mentionne-t-elle.

Elle a pour preuve les infections documentées auprès des employés du CIUSSS de la région. Sur les 20 000 travailleurs, 500 sont infectés et, sur ce lot, selon la Dre Galarneau, 350 ont été contaminés par un proche hors du réseau de la santé.

Vous comprendrez que, pour moi, un party de Noël, c’est augmenter ce risque-là.

La Dre Lise-Andrée Galarneau, microbiologiste et infectiologue

La position de la médecin s’ajoute à celle d’autres médecins qui craignent également que la période de Noël ajoute une grande pression sur le système de santé, déjà sous pression.

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