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Toujours le matin

Avec Marie-Claude Julien

En semaine de 6 h à 9 h

Des professeurs de l'UQTR défendent la liberté d'enseignement

Rattrapage du mardi 20 octobre 2020
Pancarte à l'entrée du campus de l'UQTR. avec des arbres feuillus

L'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR)

Photo : Radio-Canada

Des professeurs de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et de collèges de la région ont cosigné une lettre, avec plus de 500 collègues canadiens, défendant la liberté d'enseignement en lien avec la suspension d'une professeure de l'Université d'Ottawa à qui l'on reprochait d'avoir utilisé le « mot commençant par N ».

Parmi les signataires, le professeur d'anatomie et président du Syndicat des professeurs de l’UQTR, Gilles Bronchti, qui considère que cette situation va trop loin.

 Dans un contexte d’enseignement, on doit pouvoir utiliser ce mot, sinon, c’est un déni d'enseignement de la part de ceux qui sont là pour apprendre et développer leur sens critique , mentionnait-il sur les ondes de Toujours le matin.

Le professeur soutient que sa collègue d’Ottawa avait raison d’utiliser ce mot :   Il faut le faire avec doigté et dans un contexte pour expliquer ce qu’il est. Dans le cas, d’Ottawa, c’était d’autant plus justifié qu’il visait justement à expliquer une discrimination. 

Je l’utilisais, mais je ne l’utiliserai plus jamais!

Gilles Bronchti, professeur et président du Syndicat des professeurs de l'UQTR

 J’utilisais ce mot pour démontrer les dérives de la science qui, à un certain moment, classait les races. De grands scientifiques, que l’on vénère encore, ont dérivé et ont mal utilisé leur savoir, leurs connaissances et leur enseignement , explique M. Bronchti.  Je ne pourrai plus le faire. 

L’UQTR soutient ses professeurs

À la lumière de ces événements, le président du syndicat a aussi voulu connaître la position du recteur et des deux vice-recteurs académiques. En réponse à sa lettre, M. Bronchti dit avoir reçu, mardi matin, l’assurance du recteur Daniel McMahon que  l’UQTR et son administration allaient défendre la liberté académique et la liberté d'enseigner, dans les règles de bienséance , pour reprendre les mots de Gilles Bronchti.

À la suite de la réponse du recteur, le professeur conclut :  Dans ma compréhension, oui on peut l'utiliser dans un contexte d’enseignement. Tout peut être dit dans le respect des gens et des groupes. 

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