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Des mots-clics du refus

Sur le vif

Avec Marie-Lou St-Onge

En semaine de 15 h à 18 h

Des mots-clics du refus

Rattrapage du mardi 2 juin 2020
Plusieurs logo de Twitter et plusieurs signe typographiques de croisillon, désignant le fameux mot-clic ou "hashtag".

L’outil qui devrait bientôt être déployé donne accès aux tweets liés à la COVID-19 et au coronavirus en temps réel.

Photo : afp via getty images / AFP

#Black Lives Matter...#Balance ton porc...#Moi Aussi.. La mort de l'Afro-Américain, George Floyd aux mains d'un policier blanc et l'apparition du #Blackout Tuesday suivi de carrés noirs rappelle à quel point le militantisme virtuel prend une ampleur considérable avec l'essor des réseaux sociaux et porte en lui toutes formes de préoccupations. Mais quelle en est l'efficacité ?

Selon la chroniqueuse et stratège en communication, Martine St-Victor, le militantisme virtuel est là pour éveiller les consciences.

« Ça nous permet de mettre en lumière ce qui passe sous le radar, car on ne peut pas tout voir tout le temps et ça met souvent la puce à l’oreille de certains journaliste qui se disent il y a une histoire ici, je vais faire une investigation, je vais en parler il y a plusieurs histoires comme ça qui sont remontées au grand jour grâce à ce hashtag ».

Mme Saint-Victor cite en exemple l’impact du mot-clic Black Lives Matter (Les vies noires comptent), lancé en 2013 et qui a refait surface ces jours-ci, en réaction à l’acquittement de George Zimmermam, un surveillant de quartier latino-américain qui avait tué un adolescent noir Trayvon Martin.

Cet hashtag nous sert de calculatrice pour compter le nombre de dérives raciales et les événements témoignant d’une forme d’injustice

Martine St-Victor, stratège en communication

L’utilisation des mots-clics dans le militantisme virtuel est souvent accompagnée de photos ou de vidéo en ligne témoignant de l'injustice qu'on souhaite dénoncer.

La stratège St-Victor explique que le militantisme virtuel est un champ dont se sont emparées les grandes marques pour défendre des valeurs qui leur sont propres.

Comme lorsque Nike a confirmé son soutien à l'ancien quart-arrière de la NFL Colin Kaepernick, à l'origine en 2016 du mouvement de boycottage de l'hymne américain pour dénoncer le racisme et les violences policières envers les minorités. En 2018, il a été est la vedette d'une campagne publicitaire de Nike célébrant les 30 ans du slogan Just do it.

Mais il faut aller au-delà du mot-clic et examiner l’aide concrète qu’on peut apporter pour mettre fin aux injustices de toutes natures, suggère Martine St-Victor.

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