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Sur le vif

Avec Marie-Lou St-Onge

En semaine de 15 h à 18 h

Le coronavirus change tout pour le milieu communautaire

Rattrapage du mercredi 18 mars 2020
Le logo du BRAS Outaouais sur un mure de briques.

Le Bureau régional d'action sida (BRAS) Outaouais a détecté des traces de fentanyl dans de la drogue de rue à Gatineau, vendredi.

Photo : Radio-Canada / Yasmine Mehdi

Entre manque crucial de bénévoles et réorganisation draconienne de l'offre de services, le milieu communautaire fait péniblement face à la crise du coronavirus.

Au centre d'action bénévole de Hull, la directrice générale, Chantal Lalonde explique à Marie-Lou St-Onge que plusieurs bénévoles âgés et contraints à l'isolement ont cessé d'offrir du temps de bénévolat.

Et comme la popote roulante, elle, a besoin de tourner, parce qu'il s'agit « d'un service essentiel » l'organisme a lancé une demande par Facebook qui lui a permis de recruter quelques bénévoles et d'assurer la continuité des services auprès des personnes âgées.

On a besoin de bras, on ne peut pas arrêter ce service-là, on ne peut pas arrêter de donner à manger à ces personnes-là, ce sont des personnes pour la plupart à mobilité réduite, ça fait partie d'un service de maintien à domicile

Chantal Lalonde, directrice générale, Centre d'action bénévole de Hull

Mais d'autres organismes doivent opérer des choix difficiles allant « jusqu'à l'abandon de plusieurs services », comme au Bureau régional d'Action Sida (BRAS) Outaouais, regrette sa directrice adjointe Annie Castonguay en entrevue à l'émission Sur le vif.

On a dû annuler toutes nos activités de groupes, autant notre café rencontre que les activités du programme entre hommes que les activités de soutien de groupe offertes à nos usagers

Annie Castonguay, directrice adjointe Bureau régional d'Action Sida (BRAS) Outaouais

Risque d'isolement, c'est ni plus ni moins une des conséquences qu'elle craint. Sans oublier qu'avec la récente fermeture du bureau principal, l'organisation du travail et la routine des intervenants ont radicalement changé.

Les travailleurs de rue sont encore sur le terain, on a modifié leur facon de faire, on leur a demandé de ne plus faire de l'accompagnement avec voiture, même chose chez nos bénévoles pour les gens qui ont le VIH pour leur rendez vous médicaux, on a aussi cessé la distribution alimentaire, on a mis ça sur la glace aussi

Annie Castonguay, directrice adjointe, Bureau régional d'Action Sida (BRAS) Outaouais

Plusieurs autres organismes de l'Outaouais comme la Soupe populaire de Hull et le Gîte Ami subissent, eux-aussi, les contrecoups de la crise actuelle.

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