•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Quand une entreprise mise sur les laissés-pour-compte

Sur le vif

Avec Marie-Lou St-Onge

En semaine de 15 h à 18 h

Quand une entreprise mise sur les laissés-pour-compte

Audio fil du mercredi 23 octobre 2019
Chef Denis Savage et son fils Mathieu

Chef Denis Savage et son fils Mathieu

Photo : Radio-Canada / Vincent Desjardins

Une entreprise de l'est ontarien a trouvé une façon de répondre à la pénurie de main d'oeuvre en de se démarquer par son approche originale, qui lui a valu le prix de « l'entreprise Inclusive » du Gala Excellence de Prescott-Russell.

Le traiteur la Bonne Bouffe de Casselman, qui a pignon sur rue depuis 1998, fait appel à des employés ayant des difficultés d’apprentissage et d’intégration.

Moi j’viens d’la vieille école où on était mis à l’écart si on avait des difficultés d’apprentissage. J’ai dû apprendre par moi-même.

Denis Savage, proprétaire du service-traiteur La Bonne Bouffe de Casselman

Le propriétaire de l’entreprise, Denis Savage, dit croire en l’être humain et à son potentiel et qu’il a « beaucoup, beaucoup de patience » pour faire ressortir les forces de chacun. C’est pourquoi il n’a pas hésité à accueillir des gens qui travaillent peut-être « différemment », mais qui peuvent devenir très productifs.

Il est très fier entre autres de son « maître-saladier », un jeune homme ayant reçu un diagnostic de trouble du spectre de l’autisme et qui est un jour allé cogner à sa porte pour y travailler. « Il est devenu un des employés incontournables de l’entreprise », se réjouit M. Savage.

Il connaissait un autre jeune homme qui travaillait chez Valoris à placer des bouteilles. Il était pourtant convaincu qu’il pouvait faire plus. Ce jeune homme est un jour allé cogner à sa porte, lui aussi, en compagnie de ses parents. Denis Savage est très fier de dire qu’il est devenu un membre actif et apprécié au sein de la compagnie.

Le propriétaire avoue que ses employés sont devenus ses amis au fil des ans, mais qu’il n’est pas pour autant un bon patron, puisqu’il a lui-même des difficultés à vivre « dans un cadre ». Une admission confirmée par son fils Mathieu, qui a travaillé pour lui pendant 6 ans. Il s’empresse toutefois d’ajouter que personne n’égale la patience de son père et qu’il est en grande partie responsable des succès de ses employés.

L’ouverture d’esprit est plus importante que le diplôme.

Denis Savage, proprétaire du service-traiteur La Bonne Bouffe de Casselman

Bien sûr, miser sur des employés au cv imparfait comporte sa part de risques et d’ajustements. La solution réside dans une approche humaine, enrobée de patience et la communication, selon Denis Savage,

Un concept que la clientèle semble avoir intégré aussi. Il n’est pas rare qu’ils se présentent au magasin et demandent à parler directement à certains employés, qu’ils ont appris à connaître. « Les gens n’achètent pas que les plats, ils achètent la philosophie », conclut le fier propriétaire.

Les tribunes de Radio-Canada.ca font peau neuve

Les tribunes de Radio-Canada.ca sont actuellement fermées pour permettre de grandes rénovations destinées à rendre votre expérience encore plus agréable.

Quelques points à retenir:

  • Vos nom d'usager et mot de passe demeurent inchangés
  • Les commentaires publiés ces derniers mois seront transférés graduellement
  • La modération des commentaires se fera selon les mêmes règles.
Nous croyons que ce changement rendra votre expérience sur Radio-Canada.ca encore plus intéressante et interactive.

À plus tard!

L'équipe de Radio-Canada.ca

Vous aimerez aussi