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Marie-Lou St-Onge
Audio fil du jeudi 17 janvier 2019

Nos écoles sont-elles gérées comme des entreprises privées?

Publié le

Des pupitres dans une classe d'école vide.
Nos écoles sont-elles gérées comme des entreprises privées?   Photo : iStock

Connaissez-vous le concept de l'école-entreprise? C'est ainsi que certains observateurs définissent la nouvelle façon de gérer le milieu de l'éducation.

Selon cette vision, les professeurs doivent rendre de plus en plus de comptes plutôt que d’enseigner, les parents se basent sur les palmarès-écoles pour choisir celle que leur enfant va fréquenter, les enfants sont soumis à des examens de plus en plus stressants…

Marie-Lou St-Onge discute de ce concept avec Stéphanie Demers, professeure au Département de sciences de l’éducation à l’UQO.

Ce modèle inquiète certains professeurs et chercheurs qui partageront leurs réflexions dans le cadre d’un colloque intitulé « Combattre l'école-entreprise et ses effets pervers ».

Stéphanie Demers affirme que cette situation ne date pas d'hier. Aujourd'hui, la mission sociale de l’école s’évapore pour laisser place à une organisation gérée comme une entreprise privée, qui carbure aux résultats, aux taux de diplomation, à la rentabilité, etc.

L'école doit être un milieu de socialisation et d'éducation

Stéphanie Demers, professeure au Département de sciences de l’éducation à l’UQO

L'objectif des enseignants n'est plus d'enseigner et de former les citoyens de demain, mais plutôt d'obtenir des résultats et d'atteindre certaines cibles.

Est-ce que le rôle de l'école est de faire performer, de mener les enfants à avoir des scores élevés dans des examens à enjeux forts? Ou est-ce que le rôle de l'école est d'accompagner leur socialisation, les instruire et leur donner les outils nécessaires pour être des citoyens avertis participatifs? demande Stéphanie Demers.

Bref, les enfants sont devenus entrepreneurs d’eux-mêmes et deviennent des clients de l’école .

Une jeune écolière qui semble s'ennuyer à son pupitre, à l'école.
Les enfants sont dans un environnement de compétition Photo : iStock

Stéphanie Demers ajoute qu'elle ne comprend pas pourquoi on place des institutions et des services publics en concurrencent les uns avec les autres, alors que leur mandat est d'offrir des services aux citoyens et à la population.

Je me demande à quoi sert l'idée de placer un enfant de huit ans dans une perspective de concurrence entre lui et ses collègues de classe à savoir qui va avoir la plus haute note, souligne madame Demers au micro de Sur le vif.

Stéphanie Demers enseigne au département des sciences de l'éducation de l'Université de Québec en Outaouais (UQO) et est la chercheuse responsable du volet UQO de l’ESSIMU.
Stéphanie Demers enseigne au département des sciences de l'éducation de l'Université de Québec en Outaouais (UQO) et est la chercheuse responsable du volet UQO de l’ESSIMU. Photo : Radio-Canada/Alexandra Angers

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