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Marie-Lou St-Onge
Audio fil du jeudi 8 novembre 2018

Des karatékas de Gatineau affrontent l'élite mondiale en Espagne

Publié le

Un karatéka pendant un combat
Le karatéka Maxym-Olivier Rivest de Gatineau aux Championnats panaméricains 2018 à Santiago, Chili   Photo : Xavier Servolle

Les Gatinois Nicolas Bisson et Maxym-Olivier Rivest participent cette semaine aux Championnats du monde de karaté qui sont organisés en Espagne. Malgré une semaine difficile au niveau compétitif, les deux athlètes ont acquis beaucoup d'expérience à Madrid.

Un texte de Guillaume Charbonneau

Le karaté est véritablement une histoire de famille pour Nicolas Bisson. Cette discipline est carrément dans son ADN.

Son père et sa mère ont été de grands athlètes au niveau international. Son père est Germain Bisson, ancien champion canadien et médaillé aux Jeux panaméricains. Sa mère, Lyne Laroche, a également remporté des médailles au niveau canadien.

Pas étonnant que Nicolas a débuté le Karaté à l'âge de 4 ans.

J'ai commencé le karaté presque en même temps que j'ai commencé à marcher

Nicolas Bisson, karatéka de Gatineau

Les parents de Nicolas possèdent une école de karaté et son père est son mentor depuis son plus jeune âge. Par contre, il n'a jamais senti de pression provenant de ses parents pour pratiquer ce sport ou même pour participer à des compétitions.

Si j'avais d'autres projets que le karaté, je sais très bien qu'ils seraient en arrière de moi et qu'ils seraient là pour m'encourager, souligne le Gatinois.

Ses parents ont certainement connu beaucoup de succès dans cette discipline, il ne sent pas qu’il doit absolument se démarquer et remporter des médailles.

Nicolas utilise plutôt le parcours de ses parents comme source de motivation. Puisqu’il a le karaté qui lui coule dans les veines, il est confiant qu’il peut être meilleur que les autres.

Deux karatékas pendant un combat
Le Gatinois Nicolas Bisson aux Championnats mondiaux 2016 à Linz, Autriche.   Photo : Xavier Servolle


La compétition a toujours fait partie de la vie de Nicolas Bisson. Il a vécu ses premières expériences dès l'âge de huit ans, d'abord pour le plaisir, mais c'est devenu un projet beaucoup plus sérieux à l'âge de 16 ans, alors qu'il était à l'oeuvre sur le circuit du Québec.

Il fait partie de l'équipe nationale senior depuis 2016 et il affronte maintenant les meilleurs athlètes au monde.

À 21 ans, il participait déjà à ses deuxièmes mondiaux. Il a été éliminé tôt dans la compétition, dès son premier combat chez les moins de 60 kg.

Malgré un résultat décevant, il avoue être en Espagne pour acquérir de l'expérience et il ne s'est pas donné d'objectif précis, seulement de s'améliorer à chaque fois. Je suis capable de remporter des combats contre des gens de haut niveau [...] si ce n’est pas cette année, ce sera dans deux ans, mais je vais revenir, ajoute-t-il.

Nicolas pourrait également réaliser un exploit qui était jadis impossible pour ses parents, devenir un Olympien. Le karaté sera une discipline olympique dans deux ans.

2020, c'est pas mal proche [...] si le karaté est encore aux Olympiques en 2024, ça serait quelque chose que je viserais pas mal plus! précise le karatéka.

Les dirigeants du CIO n’ont pas encore confirmé si cette discipline sera toujours présente lors des Jeux olympiques de Paris en 2024.

Deux hommes qui posent pour la caméra sur les lieux des compétitions
Les Gatinois Maxym-Olivier Rivest et Nicolas Bisson aux Championnats du monde de Karaté à Madrid en Espagne   Photo : Olivier Pineau / Karaté Canada

Maxym-Olivier Rivest a aussi été initié au karaté dès l'âge de 4 ans, puisque sa mère, ses frères et son grand-père étaient des adeptes de ce sport.

Même si on ne choisit pas de pratiquer ce sport lorsque nous sommes aussi jeunes, Maxym-Olivier a quand même décidé de continuer à pratiquer le karaté de de plonger tête première dans cette aventure.

Ce qui est le fun en karaté, surtout en combat, c'est toujours nouveau [...] c'est différent à chaque entraînement, à chaque compétition et à chaque combat. Ce n'est jamais répétitif! affirme l'athlète de Gatineau.

Maxym-Olivier participait à ses premiers mondiaux seniors à Madrid, et son aventure s'est terminée plus tôt que prévu. Tout comme Nicolas, Maxym-Olivier a subi l’élimination dès son premier combat.

Par contre, Maxym-Olivier a vécu une expérience bien particulière le mois dernier. Il a eu la chance de participer à une compétition de haut niveau au Japon.

Faire du karaté dans le pays où le karaté a été inventé, c'est assez impressionnant!

Maxym-Olivier, karatéka de Gatineau

Ce fut également toute une expérience de vie pour le jeune athlète de 18 ans, puisque c'était la première fois qu'il partait en compétition sans ses parents et sans ses frères.

Le Gatinois a aussi été marqué par l'attitude très respectueuse des Japonais envers les athlètes et les touristes. « Le karaté touche à tous les aspects de la vie et on dit que le karaté c'est un sport de respect. Les Japonais sont très respectueux envers eux et envers les touristes » affirme-t-il au bout du fil.

Puisqu'il est encore jeune, Maxym-Olivier se considère le « bébé » de sa division. Il est alors beaucoup trop tôt pour penser aux Jeux olympiques de 2020. Il a également les Jeux de Paris dans sa mire, puisqu'il sera alors âgé de 22 ans.

Même si le Canada ne fait pas partie des pays dominants dans cette discipline, Maxim-Olivier croit que les athlètes canadiens pourraient très bien se démarquer au niveau mondial. Pour amener le karaté à un autre niveau au Canada, il faudrait faire plus de compétition internationale. Présentement, toutes les compétitions de haut niveau se déroulent en Europe ou en Asie, où se trouvent les meilleurs combattants souligne Maxym-Olivier en direct de Madrid.

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