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Doris Larouche
Audio fil du jeudi 2 août 2018

Taxe sur le carbone : Rio Tinto peu récompensée pour ses efforts

Publié le

Une salle d'entreposage
L'intérieur d'une usine de Rio Tinto au Saguenay-Lac-Saint-Jean.   Photo : Radio-Canada

La décision du gouvernement canadien d'assouplir les exigences de sa taxe sur le carbone envoie un message ambigu aux entreprises qui investissement pour réduire leurs émissions, selon un expert.

Alors que Rio Tinto et Alcoa viennent d’investir des centaines de millions de dollars pour produire l’aluminium le plus vert au monde, Ottawa diminue le pourcentage d'émissions de gaz à effet de serre taxé.

La taxe portera finalement sur 20 % ou même 10 % des émissions au lieu des 30 % prévus à l'origine.

Il s’agit d’un recul important, selon le professeur à l'École de gestion de l'Université de Sherbrooke, Alain Webster.

« C’est un message extrêmement ambigu. Si on réduit ou on abolit ce signal économique, les entreprises vont se dire : "À quoi bon investir en recherche et développement pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre si tout ça est aléatoire en fonction des résultats électoraux". »

Alain Webster salue toutefois l'initiative d'Ottawa d'imposer une telle taxe à l'ensemble du pays. Actuellement, le Québec, l'Alberta et la Colombie-Britannique sont les seules provinces à avoir mis en place des stratégies de lutte aux changements climatiques.

Malgré tout, ce signal risque de ne pas être assez fort pour faire bouger les entreprises. Pour celles qui ont déjà fait des investissements en ce sens, les bénéfices financiers seront moins importants que prévu.

« Avec une taxe plus importante, les entreprises vont comprendre ce signal économique et se comporter adéquatement en voulant réduire leurs émissions pour réduire bien sûr leur charge financière », ajoute Alain Webster.

Le professeur à l'École de gestion espère voir les incitatifs économiques augmenter rapidement.

Si on veut atteindre les accords de Paris, il faut bouger dans ce domaine.

Alain Webster, professeur à l'École de gestion de l'Université de Sherbrooke

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