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Le directeur de la santé publique comprend l'inquiétude des agriculteurs

Style libre

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Le directeur de la santé publique comprend l'inquiétude des agriculteurs

Rattrapage du mardi 21 juillet 2020
Donald Aubin parle aux médias.

Le Dr Donald Aubin fait le point en conférence de presse.

Photo : Radio-Canada

Le directeur régional de la santé publique, le Dr Donald Aubin, confirme qu'aucun test de dépistage de la COVID-19 n'est mené auprès des travailleurs étrangers lorsqu'ils arrivent au Canada. Il dit comprendre l'inquiétude des agriculteurs, exaspérés de constater le nombre élevé de cas au sein de la main-d'œuvre provenant d'autres pays.

En entrevue à l’émission Style libre, le Dr Aubin a réagi aux propos du président de l’Union des producteurs agricoles du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Lundi, Mario Théberge s’est ouvertement questionné au sujet des raisons pouvant expliquer pourquoi une vingtaine de travailleurs en provenance du Mexique et du Guatémala ont reçu un diagnostic positif en une seule semaine. Dimanche, 12 cas de plus se sont ajoutés au bilan régional, tous des travailleurs étrangers. Ces cas étaient en supplément à huit autres relevés la semaine précédente.

Mario Théberge a fait valoir que des firmes de recrutement soutiennent que des tests sont menés avant le départ des travailleurs et à leur arrivée au Canada.

Il y a un gros doute sur la question des tests. M. Théberge a tout à fait raison. Ils devraient normalement, selon ce qui a été prévu, passer des tests de cette façon-là, mais on n’a pas cette évidence-là. La seule évidence qu’on a c’est que quand ils arrivent chez nous [dans la région] on leur fait passer des tests et effectivement, on découvre qu’il y a des positifs, énonce Donald Aubin.

Le directeur de la santé publique ajoute qu’il est impossible de dire depuis combien de temps ces personnes sont porteuses du coronavirus au moment du diagnostic.

L’autre possibilité, c’est que si ces gens ont passé des tests là-bas et qu’ils étaient négatifs, avec quel type d’appareillage l’ont-ils passé? Il faut voir qu’un appareil peut lire avec un certain nombre de particules et un autre appareil peut avoir besoin de beaucoup moins de particules virales pour réussir à détecter la positivité. Les nôtres sont rendus très précis dans la région, poursuit le médecin, qui siège également au conseil d’administration de l’Institut national de santé publique (INSPQ).

Le Dr Aubin souligne que même au Québec, d’un appareil à l’autre, le degré de précision peut varier.

Ça va très vite. Depuis la fin juin, on se retrouve avec les appareils très sensibles dans la région. Ce ne sont pas de faux positifs. C’est vraiment la détection de particules de COVID que l’on détecte, que peut-être d’autres appareils ne détectent pas. Ça fait partie des hypothèses et on va devoir avoir des réponses. M. Théberge pose les bonnes questions. C’est tout à fait justifié.

Donald Aubin, directeur régional de la santé publique, Saguenay-Lac-Saint-Jean

Donald Aubin a demandé des réponses au gouvernement du Québec en ce qui a trait aux tests menés à l’arrivée des travailleurs étrangers. Il est en attente d'explications.

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