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L'UPA inquiète des cas de coronavirus chez les travailleurs étrangers

Style libre

En semaine de 15 h 30 à 18 h

L'UPA inquiète des cas de coronavirus chez les travailleurs étrangers

Rattrapage du lundi 20 juillet 2020
Cesar, un employé étranger, s'occupe des plants de tomates.

Cesar est revenu pour une deuxième année aux Serres Lamarche.

Photo : Radio-Canada / Emilie Richard

Le président de l'Union des producteurs agricoles (UPA) du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Mario Théberge, presse les autorités régionales de santé publique d'agir rapidement afin de déterminer la cause de la contamination de plusieurs travailleurs étrangers à la COVID-19.

En une semaine, une vingtaine de cas ont été décelés chez des employés provenant de l'extérieur du pays. Dimanche, 12 travailleurs mexicains et guatémaltèques ont reçu un diagnostic positif, en plus de huit autres lundi dernier. Leurs employeurs se trouvent tous au Lac-Saint-Jean.

Mario Théberge assure que la cinquantaine d'entreprises agricoles qui embauchent des travailleurs étrangers appliquent les règles dictées par la santé publique à la lettre. Le président croit que des failles subsistent dans le processus de dépistage réalisé à l'étranger ou dans les tests menés par les autorités canadiennes auprès des travailleurs lorsqu’ils arrivent chez nous.

C’est très préoccupant pour nous, les producteurs agricoles. On fait affaire avec des firmes de recrutement et avant d’embarquer dans l’avion, il y a des tests qui sont faits au niveau médical.Chaque travailleur, avant d’embarquer dans l’avion est testé. À son arrivée à l’aéroport ici, il y a encore des tests pour vérifier. Je ne comprends pas qu’il y ait encore des contaminations qui sont faites. Les règles sont strictes, a-t-il fait valoir, en entrevue à l'émission Style libre.

Mario Théberge attend lui-même un travailleur étranger depuis le début du mois de juin.

On comptait là-dessus pour la main-d’œuvre. En plus, la Prestation canadienne d'urgence (PCU) n’a pas aidé pour le nombre de volontaires qui seraient venus travailler dans les entreprises agricoles. Donc, on fait tout en double. Il faut faire l’ouvrage de deux personnes, des fois trois.

Mario Théberge, président régional de l'Union des producteurs agricoles

Le président s’inquiète pour la santé es agriculteurs et pour la viabilité de certaines entreprises, qui subissent les contrecoups de la pandémie de COVID-19 à plusieurs chapitres.

Si on n’a pas de monde localement et que des travailleurs étrangers sont confinés et qu’ils ne peuvent pas travailler, il faut quand même les payer 30 heures semaines. Je ne sais pas où on va trouver les solutions, poursuit Mario Théberge, qui se dit très inquiet.

Les producteurs doivent travailler de concert avec le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) afin de s’assurer du respect des règles de santé publique et ainsi éviter la contagion.

C’est de plus en plus compliqué. Des fois, j’ai l’impression qu’on a tous hâte qu’il y ait six pouces de neige et que cet épisode-là soit passé, conclut Mario Théberge, qui invite les régionaux à se porter volontaires pour donner un coup de pouce aux agriculteurs.

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