•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Vague de dénonciations d’agressions sexuelles sur les médias sociaux

Style libre

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Vague de dénonciations d’agressions sexuelles sur les médias sociaux

Rattrapage du mercredi 8 juillet 2020
Une femme triste laisse reposer sa tête sur ses mains.

Il y a actuellement une vague de dénonciations sur les réseaux sociaux.

Photo : iStock

Depuis quelques jours, le Québec est frappé par une vague de dénonciations de gestes à caractères sexuels. Sur les réseaux sociaux, plusieurs victimes dénoncent leur agresseur à l'aide de publication ou de stories. Ces allégations touchent notamment plusieurs personnalités de la scène artistique ou encore des gens connus sur le web.

Le service Juripop, qui offre des conseils et du soutien juridique gratuit et confidentiel pour les victimes a vu son nombre de demandes exploser dans les dernières heures; une nouvelle personne demande de l’aide toutes les 20 minutes.

Dans la région, plusieurs victimes ont suivi le mouvement et se sont servi des réseaux sociaux pour dénoncer des situations et des agresseurs.

Qu’est-ce qui incite les victimes à dénoncer publiquement sur les réseaux sociaux? Häxan Bondu, membre du comité féministe de l’UQAC a répondu à cette question.

Je pense qu’il y a différentes raisons, différents objectifs qui amènent les victimes à témoigner. Des fois, ça peut être juste de démontrer que ça existe, ça a été un peu comme le #metoo en fait. Il y a aussi tous les témoignages où l’on nomme la personne, le but c’est de protéger sa communauté, de protéger le milieu.

Pour ce qui est des allégations touchant des personnalités connues, d’autres motivations peuvent entrer en compte, selon Mme Bondu.

Quand on s’adresse à des stars du web ou encore des gens qui se retrouvent en situation de pouvoir ou d’autorité, des gens qui ont des tribunes, des fois ça peut être fâchant de se rendre compte que ces personnes n’ont pas du tout perdu de leur pouvoir, leur tribune, même après plusieurs années où ça se sait que ces gens-là ont des comportements problématiques.

De son côté, l’avocat criminaliste Jean-Marc Fradette ne se réjouit pas du mouvement. Il ne peut s’empêcher de penser aux possibles poursuites au civil pour diffamation auxquelles s’exposent tous ceux et celles qui dénoncent sur les réseaux sociaux.

C’est catastrophique de voir ce qu’on voit sur les médias sociaux parce que non seulement on nie que le système est capable de bien travailler, en plus on ne se méfie pas des conséquences terribles que cela peut engendrer parce qu’il y a des homonymes, des personnes qui s'appellent le même nom que la personne qu’on vise et des fois même parce que la personne qu’on vise c’est une erreur, c’est faux ou c’est exagéré et là on entre carrément dans la diffamation.

Il demande à tous ceux qui dénoncent d’être prudents, puisque même dans le cas de stories, des publications éphémères qui sont uniquement affichées pendant 24 heures, il est très facile de faire des captures d’écran ou de garder ces preuves de toutes sortes de manières.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !