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Le maire de Tadoussac inquiet pour sa municipalité

Style libre

Avec Doris Larouche

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Le maire de Tadoussac inquiet pour sa municipalité

Rattrapage du vendredi 15 mai 2020
Un policier questionne un automobiliste.

Le point de contrôle policier de Tadoussac.

Photo : Radio-Canada / Marlène Joseph-Blais

« À Tadoussac, l'économie est en péril grave parce que le village est complètement dépendant de l'industrie touristique, à 95 %. »

Le maire de Tadoussac, Charles Breton, respecte la décision de reporter l'ouverture des barrages routiers vers la Côte-Nord de deux semaines, mais il estime que c'est triste pour sa municipalité. C'est une décision qui a été prise par les autorités compétentes, mais on n'a pas à les discuter. Mais c'est sûr que c'est triste ici, à Tadoussac. Habituellement, non seulement on se prépare, mais tout est ouvert normalement et on a déjà la présence de touristes, surtout cette fin de semaine ci, il y aurait eu de l'action, a-t-il exposé au micro de Julie Larouche, à l'émission Style libre.

Le maire est bien placé pour connaître l'apport du tourisme dans sa municipalité, puisqu'il est l'ancien directeur général du Festival de la chanson de Tadoussac, un point d'attraction majeur.

On a 70 entreprises qui vivent du tourisme. Il y a 1100 emplois, on est 780 résidents. [...] Même s'il y a une saison qui débute plus tard, on n'aura pas la clientèle internationale. C'est autour de 60 à 70 % de la clientèle. [...] On était dans des années de vaches grasses. Peut-être que ça ne sera plus jamais pareil, a-t-il poursuivi.

Le directeur du Festival de la chanson de Tadoussac, Charles Breton.

Le directeur du Festival de la chanson de Tadoussac, Charles Breton.

Photo : Radio-Canada / Marlène Joseph-Blais

La décision de reporter la levée des barrages routiers a été annoncée mercredi. Initialement, ils devaient être levés le 18 mai. Les points de contrôle sont situés à Baie-Sainte-Catherine et à Tadoussac, respectivement, avant l'embarquement sur le traversier. L'autre est situé avant Sacré-Coeur pour contrôler l'accès depuis le Saguenay-Lac-Saint-Jean, où les barrages ont été levés le 11 mai. Selon ce que j'ai compris, il y a la présence des communautés autochtones qui sont plus fragiles, donc qui sont plus à risque. Il faut être solidaire de ces décisions-là, naturellement. D'un autre côté, ce que je vois, c'est que d'être fermée comme ça, je vois un grand relâchement petit à petit dans la population. Jusqu'ici on peut dire qu'en région les mesures et les conseils ont été bien suivis. Mais je pense que cette sécurité-là nous enferme dans une sécurité. Je vois que les gens respectent moins les distances, le lavage de mains. Les gens font moins attention et j'ai un peu peur que plus on va approcher de l'été, plus les gens vont arriver en grand nombre et les gens vont peut-être avoir perdu les bonnes habitudes, a-t-il analysé.

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