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Doris Larouche
Audio fil du mardi 14 mai 2019

Le président régional de la CSN, Engelbert Cottenoir, prend sa retraite

Publié le

Engelbert Cottenoir au micro
Engelbert Cottenoir, ne sollicitera pas un cinquième mandat de 3 ans à la présidence du Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean   Photo : Radio-Canada

Après avoir été président pendant 12 ans du Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean (CSN), Engelbert Cottenoir prend sa retraite. Il ne sollicitera donc pas de cinquième mandat à la tête de l'organisation à la fin mai.

Le militant de longue date promet toutefois qu’il prendra le temps d'aider le nouveau président. Il assure être en bonne santé et vouloir simplement prendre du temps pour lui. Il prendra donc aussi sa retraite de l'UQAC où il a été professeur pendant 34 ans. Je n’ai aucun projet. Je veux me reposer. C’est un beau saut dans le vide que je fais., sourit-il.

Engelbert Cottenoir part à la retraite après des dizaines d’années de militantisme. Adolescent, il était déjà au front pour demander plus de justice.

J’ai toujours eu un sens aigu de la justice. Même à l’adolescence, j’étais toujours celui vers qui on se retournait pour voir ce qu’on faisait. Ce qui m’a amené à faire sortir mon école secondaire en grève à 15 ans, se souvient le militant de longue date. Aussi, je me suis impliqué dans les mouvements étudiants.

Bien qu’il soit satisfait de son travail, Engelbert Cottenoir ne part pas avec le sentiment du devoir accompli. Pour lui, le syndicalisme bouge trop vite pour qu’il puisse sentir qu’il a achevé quelque chose : C’est jamais accompli le devoir. On est toujours en mouvement comme société. 

D’ailleurs, il remarque que le mouvement syndical a bien changé au fil des ans. Les jeunes sont là, les préoccupations ne sont pas les mêmes par contre, souligne-t-il. Pour eux, c’est l’environnement, les changements climatiques et le respect au travail. Il y a un mouvement au niveau des jeunes que oui, le salaire c’est effectivement important, mais ce n’est plus ça qui est en premier. C’est le fait d’être respecté, d’être écouté. C’est le fait qu’ils aient l’occasion de faire valoir leurs compétences et de contribuer à quelque chose.

Le syndicaliste a eu 60 ans cet hiver. Il salue l’engagement dont il a été témoin au cours de son passage à la CSN. L’engagement était là. La CSN a progressé. On était très très présent au niveau de la place publique et de l’avancement des causes sociales. On était toujours en appui aux syndicats qui en avaient besoin.

Il est fier de la campagne menée contre l’austérité au cours des dernières années. Selon lui, cette mobilisation menée en front commun avec d’autres syndicats a permis de redorer le blason des organisations syndicales.

Actuellement, la CSN compte environ 15 000 membres dans la région.

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