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Protection du caribou forestier  :  des milliers d’emplois pourraient disparaître

Style libre

Avec Doris Larouche

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Protection du caribou forestier  :  des milliers d’emplois pourraient disparaître

Audio fil du mardi 19 février 2019
Un caribou forestier

Un caribou forestier

Photo : Radio-Canada

Produits forestiers Résolu demande à Québec et Ottawa de ne pas appliquer le plan de protection du caribou forestier concocté par des fonctionnaires.

Le scénario le plus catastrophique serait un arrêt de la récolte forestière dans les zones où le taux de perturbation de la forêt atteint 35 %. Selon le porte-parole de Résolu, cette mesure provoquerait la perte de 9000 emplois directs et indirects.

Pour chaque 100 000 mètres cube, on parle d’environ 325 emplois directs et indirects. Ça, c’est des chiffres du ministère lui-même. Donc, si on réduit de trois millions de mètres cubes, c’est ce qui donne environ 9000 emplois, près de 10 000 emplois de moins au Québec en raison de la fibre de moins à laquelle on aurait accès. Et ce n’est pas des chiffres lancés en l’air pour faire peur, au contraire c’est des faits, explique Karl Blackburn.

Richard Hébert en colère

Le député fédéral de Lac-Saint-Jean, Richard Hébert, rejette et condamne le plan de protection du caribou forestier.

L’élu libéral a été furieux d’apprendre dans le journal Le Quotidien que plusieurs milliers d’emplois seront perdus si le plan est adopté tel que prévu d'ici le 31 mars.

À l'émission Y'a des matins, Richard Hébert a promis de tout faire pour protéger les travailleurs et soutenir l'industrie forestière.

Moi je suis venu en politique pour pouvoir protéger les gens de l’industrie forestière comme ceux de l’industrie agricole et de la métallurgie et je ne me laisserai pas passer un sapin comme on dit

Richard Hébert

Richard Hébert estime que le plan de protection du caribou forestier repose sur des données incomplètes qui n'ont pas été actualisées depuis dix ans.

Selon lui, elles ne tiennent pas compte, notamment, des changements climatiques.

Comment expliquer qu’il y a des hardes qui ont doublé de nombre et on dit qu’il faut faire une protection. On dirait qu’on ne se sert pas des bonnes données à l’heure actuelle. Que ce soit le caribou de la rivière George ou que ce soit des endroits où il n‘y a pas de perturbations et que le caribou disparaît. La rivière Churchill il n’y a pas d’exploitation forestière et il n’y a plus de caribou. Donc, il y a des nouvelles données qui sont en place, ajoute le député.

Richard Hébert souhaite s'entretenir avec les fonctionnaires responsable du plan de protection.

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