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Habitée par le Népal

Style libre

Avec Doris Larouche

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Habitée par le Népal

Rattrapage du jeudi 5 mars 2020
Delphine Fillion de dos admirant le lac Gosaikunda, au Népal

Delphine Fillion a pu admirer le lac de Gosaikunda, au Népal, pendant une longue randonnée.

Photo : Courtoisie : Delphine Fillion

Quand elle a mis les pieds au Népal pour la première fois, Delphine Fillion ignorait que ce pays l'habiterait longtemps. Alors qu'elle ne devait y aller que 10 jours pour une retraite de méditation silencieuse, la Saguenéenne a prolongé son séjour et y est revenue pour se poser quelques mois. Au total, dans un périple de 15 mois autour du monde, elle a vécu 5 mois dans ce pays coincé entre l'Inde et la Chine.

Un texte de Johanie Bilodeau

J’ai trouvé une énergie et une atmosphère que j’avais trouvées dans aucun autre pays avant [...] Il y a une sérénité, une paix et une liberté dans les montagnes qui, à mon avis, n’est pas accessible partout.

Delphine Fillion
Delphine Fillion avec des Népalais.

La voyageuse a habité avec la tribu Tamang pendant une semaine et y a vécu différents événements, dont une pendaison de crémaillère.

Photo : Courtoisie : Delphine Fillion

Après sa retraite de méditation, Delphine a notamment fait une randonnée de 19 jours dans l’Annapurna, un massif de montagnes de l’Himalaya. Quelques mois plus tard, elle a répété l’expérience de longue randonnée, cette fois-ci en solitaire. Elle a marché pendant 25 jours dans des coins plus reculés, où elle pouvait croiser un seul touriste en une semaine et où elle allait à la rencontre des locaux.

Je suis vraiment tombée en amour avec les Népalais, confie Delphine Fillion. Ils sont toujours souriants [...] Au Népal, quand les gens te parlent, c’est simplement pour en apprendre plus sur toi ou pour t’en apprendre sur leur culture à eux. Je les trouve tellement accueillants, chaleureux et sereins.

Une mère et son enfant au Népal

Delphine Fillion a recherché le contact des Népalais pendant son voyage.

Photo : Delphine Fillion

Trouver sa place partout

Qu’elle soit dans l'effervescente capitale ou dans les villages de montagne, Delphine Fillion s’est sentie chez elle partout au Népal. Dans l’Himalaya, ce sont de tout petits villages, deux maisons, trois ou quatre personnes, où tu manges par terre, vraiment, la vie népalaise. Dans la capitale, Katmandou, il y a des gens partout. Il y a du bruit, du klaxon, de la poussière. C’est vraiment un contraste intense, mais dans les deux je me suis très bien retrouvée, raconte la voyageuse.

Le bouddhisme a été une belle découverte pour la Québécoise, qui y voit plus qu’une religion. C’est surtout une spiritualité et une manière de vivre. Ça m’a beaucoup fait réfléchir sur moi-même, réfléchir sur la vie. Dans un certain sens, je pense que ç’a changé ma personne.

Le temple des Singes, au Népal.

Le temple des Singes est une attraction touristique prisée dans la capitale népalaise, Katmandou.

Photo : Delphine Fillion

Vivre simplement

En dehors de sa retraite de méditation et de ses deux longues randonnées, Delphine Fillion a pris le temps de vivre le Népal avec son peuple. Elle s’est imprégnée de la façon d’être et de vivre des Népalais. Plutôt que de s’étourdir d’activités, elle s’est doucement laissée porter par ses rencontres avec le peuple.

Ses deux semaines à faire du volontariat sur une ferme de permaculture située dans un village de montagne l’ont ramenée à l’essentiel. Contre quatre ou cinq heures de travail par jour, elle était logée et nourrie sur cette ferme qui utilise l’environnement et la nature pour subvenir aux besoins de cinq familles népalaises.

[Moi et d’autres voyageurs] on les aidait pour la récolte des fruits, pour désherber, pour planter les arbres de café, se remémore Delphine. On faisait différentes petites tâches quotidiennes. C’était la vie simple. On vivait dans une cabane en paille, on mangeait ce qu’on récoltait dans la journée. Ç’a été vraiment un beau retour à l’essentiel.

L'Himalaya

Les paysages sont à couper le souffle dans l’Himalaya.

Photo : Delphine Fillion

L’un des moments préférés de Delphine au Népal a été sur cette ferme : admirer les couchers de soleil qui coloraient le sommet enneigé des montagnes tout en appréciant le moment présent.

Le Népal représente un point tournant dans ma vie, confie Delphine Fillion. Un point où j’ai compris ce qu’était ma vraie liberté. J’ai ancré des valeurs plus profondément. Pour moi, c’est la liberté, la sérénité, la paix et je sais qu’à chaque moment de ma vie, s’il y a quelque chose qui ne va pas, je vais pouvoir retourner au Népal et me recentrer.

Le massif montagneux de l’Annapurna, au Népal

Delphine Fillion a marché 19 jours pour faire le tour du massif montagneux de l’Annapurna, au Népal.

Photo : Courtoisie : Delphine Fillion

Questions en rafale avec Delphine Fillion

  • Une découverte culinaire? Les momos, des genres de petits dumplings aux légumes cuits à la vapeur. Ce qui est vraiment génial, c’est la petite sauce épicée qui va avec ça. En plus, ce n’est vraiment pas cher.
  • Météo favorable ou défavorable? Favorable, surtout en octobre-novembre, bien qu’il fasse froid sur les cols, et en avril-mai. Le reste du temps, ce sera soit les pluies, soit trop froid.
  • Un incontournable? La randonnée. Il faut aller explorer l’Himalaya, c’est tellement beau.
  • Que faut-il essayer? La méditation. Peut-être essayer de s’initier un peu au bouddhisme pour voir comment ils pensent. Je pense qu’en tant qu’Occidentaux, ça peut vraiment remettre les choses en place.
  • Budget respecté ou dépassé? Largement respecté. C’est un des pays les moins chers que j’ai visités. Il y avait moyen pour moi de m’en sortir avec 15 $ par jour.
  • Le moyen de transport privilégié? L’autobus. Il y a les autobus locaux et ceux de touristes. Les deux sont possibles, mais les autobus de touristes sont un peu plus confortables que les locaux.
  • Quelle émotion vous a le plus habitée pendant ce périple? La sérénité et la liberté, deux émotions qui font vraiment grandir.
  • Ce qui vous a été le plus utile dans vos bagages? Des moyens pour purifier mon eau, parce que sinon c’est facile de tomber malade ou d’acheter trop de bouteilles d’eau en plastique.
  • Ce qui vous a le plus manqué? Les douches chaudes. Les douches en général, mais en montagne, des douches chaudes, c’est plus difficile à trouver.
  • Prochaine destination? Probablement le Népal ou l’Indonésie. Autrement, je vais déménager en Australie dans deux mois. L’une de ces trois destinations, on verra.
Une Népalaise

La voyageuse a choisi de mettre ses rencontres avec les Népalais au coeur de son séjour dans leur pays.

Photo : Delphine Fillion

Le lac Gosaikunda, au Népal

Le lac Gosaikunda, au Népal, a charmé Delphine Fillion.

Photo : Delphine Fillion

L'Himalaya

Les possibilités de randonnée sont nombreuses au Népal.

Photo : Delphine Fillion

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