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Être nomade en Mongolie le temps d’un voyage

Style libre

Avec Doris Larouche

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Être nomade en Mongolie le temps d’un voyage

Rattrapage du jeudi 21 novembre 2019
Des vaches broutant devant des yourtes, en Mongolie

Les yourtes sont les résidences des nomades, en Mongolie.

Photo : Marianne Carré

Découvrir le pays des nomades sans savoir à quoi s'attendre, c'est ce que Marianne Carré et son conjoint, Olivier Ricard, ont fait en 2018. Pendant leur périple de 12 jours, ils en ont passé 10 à rouler sur les steppes mongoles et à se coller aux nomades, qui ont adopté un mode de vie rudimentaire et autosuffisant.

Un texte de Johanie Bilodeau

Après avoir passé deux jours dans la capitale, Oulan-Bator, qui abrite la moitié de la population mongole, à découvrir une architecture teintée de l’époque soviétique et à constater le contraste entre la modernité de la ville et le nomadisme, les Saguenéens ont mis le cap sur les plaines.

Des yourtes, il y en a partout, partout [à Oulan-Bator], décrit Marianne Carré. Il y en a sur le toit des immeubles et des terrasses, il y en a à côté des gros buildings. C’est sûr que [les nomades] ont un mode de vie plus précaire. Ils n’ont pas l’eau courante. Il y a des services sanitaires que la Ville a installés pour eux. Ils n’ont pas la même réalité que les sédentaires, qui ont accès à un niveau de vie plus occidental.

L'intérieur d'une yourte.

Les yourtes contiennent quatre lits à une place et un foyer qui sert à chauffer la tente circulaire et à cuisiner.

Photo : Marianne Carré

Accompagnés d’un chauffeur et d’un guide, les voyageurs ont roulé sur l’unique route qui traverse le pays, avant de parcourir plusieurs dizaines de kilomètres dans les steppes. Ils ont vagabondé entre différentes familles nomades et se sont posés chez certaines d’entre elles pour vivre leur quotidien. Ils ont habité dans des yourtes, aidé les familles dans leurs tâches et découvert leurs habitudes de vie.

Marianne Carré et Olivier Ricard avec un Mongol.

Olivier Ricard et Marianne Carré ont beaucoup aimé côtoyer les Mongols lors de leur séjour en Mongolie.

Photo : Courtoisie : Marianne Carré

Des troupeaux

Les nomades possèdent plusieurs troupeaux.

Photo : Marianne Carré

Une alimentation animale et autosuffisante

Les nomades sont autosuffisants grâce à leurs troupeaux de moutons, de vaches, de chèvres, de chevaux et de chameaux qui broutent librement près des yourtes.

La base de l’alimentation nomade, c’est de la viande et des produits laitiers. Les nomades vont traire les animaux le matin, ce qui va leur donner un lait avec lequel ils vont faire un thé. Depuis quelques dizaines d’années, ils achètent de la farine et font des nouilles ou des dumplings au mouton. 90 % de leur alimentation, c’est du mouton. Ils mangent ça matin, midi et soir.

Marianne Carré

Pour une végétarienne, cette alimentation n’est pas commode. Ayant été informées quelques mois d’avance du régime alimentaire de Marianne, les familles ont troqué de la viande pour des légumes afin de la recevoir. La Saguenéenne a donc pu manger patates, carottes et oignons pendant ses repas, plutôt que d’ingurgiter du mouton.

Olivier Ricard et des Mongols font des dumplings.

Olivier Ricard fabrique des dumplings avec une famille nomade.

Photo : Marianne Carré

Une Mongole fait la traite d'une vache.

Les nomades mongols sont autosuffisants grâce à leurs troupeaux de vaches, de moutons et de chèvres.

Photo : Marianne Carré

Déménager au gré des saisons

Les nomades remballent leurs yourtes et regroupent leurs troupeaux pour se déplacer l’été et l’hiver venus. Certains choisissent de s’installer dans la capitale pour éviter la rigueur de l’hiver, mais, une fois l’été de retour, ils retrouvent le terrain qu’ils ont laissé vacant quelques mois auparavant.

Ce mode de vie pose quelques difficultés aux nomades, notamment quant à l’éducation des enfants, qui doivent parfois s’éloigner de la famille pour suivre leurs cours dans des villages ou dans la capitale.

Marianne Carré et Olivier Ricard ne risquent pas d’oublier leur séjour atypique en terre mongole. Avec une famille, on était devant des montagnes, assis dans les steppes à lire des livres. On n’avait pas Internet, pas d’eau courante, mais on était heureux. Je me suis dit : “Mon dieu, c’est ça, la vie”. Retomber sur terre et se sentir libre, conclut Marianne Carré.

Marianne Carré avec des chiens devant des yourtes

Marianne Carré profite du beau temps sur les steppes mongoles.

Photo : Courtoisie : Marianne Carré

Questions en rafale avec Marianne Carré

  • Une découverte culinaire? Pas pour moi, mais pour mon copain, les dumplings de mouton.
  • Météo favorable ou défavorable? Favorable. Je suis allée en juin et c’était ensoleillé et un petit peu plus froid qu’ici.
  • Simplicité volontaire ou hôtel 5 étoiles? Simplicité très volontaire!
  • Un incontournable? Le désert du mini Gobi. C’est à quelques heures de la capitale. Peut-être une dizaine d’heures. Ça se situe vraiment très loin du vrai désert de Gobi.
  • Que faut-il essayer? Il ne faut pas rester dans la capitale. Il faut aller avec les nomades.
  • Budget respecté ou dépassé? Respecté. On peut compter environ 80 $ par personne par jour pour être nourri, hébergé, guide, essence, tout.
  • Quelle émotion vous a le plus habitée pendant ce périple? La liberté.
  • Ce qui vous a été le plus utile dans vos bagages? Des serviettes humides, car il n’y a pas d’eau courante.
  • Ce qui vous a le plus manqué? Les toilettes comme on a ici. Donc, avec l’eau courante, avec un siège de toilette et tout ce qui va avec!
  • Prochaine destination? Probablement l’Inde ou l’Islande.
Le monastère du parc national de Gorkhi-Terelj, en Mongolie

Marianne Carré et Olivier Ricard ont visité le monastère du parc national de Gorkhi-Terelj, en Mongolie.

Photo : Marianne Carré

Le monastère d’Erdene Zuu, près de l’ancienne ville de Karakorum, en Mongolie

Un autre monastère visité par les voyageurs est celui d’Erdene Zuu, près de l’ancienne ville de Karakorum, en Mongolie.

Photo : Marianne Carré

Des chameaux dans le désert du mini Gobi, en Mongolie

Le couple a fait une balade à dos de chameaux dans le désert du mini Gobi.

Photo : Marianne Carré

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