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Doris Larouche
Audio fil du jeudi 21 mars 2019

Cultiver sa passion : découvrir la France en vendangeant

Publié le

Des vignes au coucher de soleil en France
Le coucher de soleil offre un très beau spectacle au vignoble Mas de la Lune, à Saint-Paul-de-Fenouillet, en France.   Photo : Jean-Philippe Reid

Faire les vendanges était l'activité tout indiquée pour Jean-Philippe Reid. Amateur de vin cumulant plusieurs années d'expérience à la SAQ et suivant à l'époque un cours en sommellerie, le Saguenéen a sauté sur l'occasion de faire un stage de trois semaines dans un vignoble français en 2016.

Un texte de Johanie Bilodeau

Mon expérience était beaucoup sur la dégustation et sur la vente de vin, mais comment peut-on bien vendre si on ne comprend pas le processus qui est derrière tout ça? demande Jean-Philippe Reid.

Passant de la parole aux actes, le voyageur a récolté des raisins mûrs au domaine Causse marines, près de Toulouse, en plus de participer à leur vinification.

Joanie Marchand et Jean-Philippe Reid faisant les vendanges
En 2017, Joanie Marchand et Jean-Philippe Reid ont passé de longues heures à faire les vendanges du vignoble Mas de la Lune, à Saint-Paul-de-Fenouillet.   Photo : Matthieu Courtay

Fort de cette première expérience, qu’il a adorée, Jean-Philippe s’est à nouveau envolé pour la France en 2017. Cette fois-ci, il était accompagné de sa conjointe, Joanie Marchand, qu’il voulait initier aux vendanges. Premier arrêt : la région du Languedoc-Roussillon, près de Perpignan, où un ami du voyageur venait à peine de prendre possession d’un petit vignoble de quatre hectares. Après deux semaines et demie à y faire les vendanges, le couple a mis le cap sur le domaine Causse marines, que Jean-Philippe voulait faire découvrir à sa conjointe.

Des vignes en France
Jean-Philippe Reid a pu observer de magnifiques paysages lors de ses séjours en France.   Photo : Jean-Philippe Reid

Malgré le côté très festif des vendanges, où le vin coule à flots, les longues journées dans les vignes sont épuisantes. Le soleil et la pluie, les matins frais d’automne et les températures cuisantes du zénith : les humeurs de dame Nature pèsent parfois lourd sur les épaules des vendangeurs. Récolter les raisins s’avère également une expérience très exigeante physiquement. Selon Jean-Philippe, les vignes en Guyot, en hauteur, demandent un grand travail aux jambes, alors que les vignes en gobelet, de la grosseur d’arbustes, demandent un travail différent.

C’est très bas, donc on doit se pencher. Pour le dos, honnêtement, peu importe l’âge qu’on a, c’est difficile. Pour le corps, c’est très exigeant.

Jean-Philippe Reid
Un arc-en-ciel au-dessus de vignes
Les vendangeurs sont à la merci de la météo lors de leur labeur.   Photo : Jean-Philippe Reid

Mais les nombreux défis des vendanges ne freinent pas l’amateur de viticulture. Les destinations vinicoles sont toujours dans la ligne de mire de Jean-Philippe, mais pour sa conjointe, il en est autrement. Je suis un passionné de vin, confirme Jean-Philippe Reid, aujourd'hui sommelier. Tout ce qui touche à la vigne ou à la production vinicole, c’est naturel pour moi [...] Sauf que, pour quelqu’un qui tripe un peu moins sur le vin, ce n’est pas nécessairement l’expérience la plus trippante au monde.

Pour le Saguenéen, la fierté est sans pareille quand un vin à la conception duquel il a participé se retrouve sur les tablettes.

Des raisins noirs dans un grand récipient avec des gens et des montagnes en arrière-plan
Jean-Philippe Reid et Joanie Marchand ont cueilli des raisins noirs lors de leurs vendanges à Saint-Paul-de-Fenouillet, en France.   Photo : Jean-Philippe Reid

Questions en rafale avec Jean-Philippe Reid

  • Une découverte culinaire? Le cassoulet qui vient du sud-ouest de la France. C’est un mélange de canard, de saucisses et de haricots cuit dans un bouillon sur une longue période de temps.
  • Un incontournable? Si tu es capable, prendre une journée pour aller visiter trois ou quatre vignerons qui travaillent pas trop loin, d’une manière différente. Tu goûtes à des choses différentes aussi.
  • Que faut-il essayer? Le vin. Il faut essayer de s’impliquer le plus possible dans la culture de la place.
  • Ce qui vous émerveillait le plus dans votre quotidien? La proximité avec la nature. On se sent vraiment en campagne et on a un accès intéressant à la nature.
  • Quelle émotion vous a le plus habité pendant ces voyages? C’est un mélange de « j’ai hâte d’être chez nous » et de « je n’ai pas hâte d’être chez nous ». Tu t’en rends compte vraiment après. Une fois que tu es à la maison, c’est extraordinaire. J’y retournerais demain matin.
  • Ce qui a été le plus utile dans vos bagages? De loin, mes bottes.
  • Ce qui vous a le plus manqué? Rien ne m’a manqué vraiment. La première année, ma blonde m’a manqué, c’est sûr, mais la deuxième année, elle était avec moi.
  • Prochaine destination? Si je pars seul, ça va être une destination vinicole. En Allemagne, où un de mes amis est présentement, ou peut-être en Amérique du Sud, comme au Chili ou en Argentine.
La vallée de l'Agly en France
La vallée de l’Agly a charmé le voyageur.   Photo : Jean-Philippe Reid

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